Fabrique de sens
 
Accueil du site > Amitiés intellectuelles > Laurent Terzieff, signataire du "Manifeste des 121"

Laurent Terzieff, signataire du "Manifeste des 121"

Quelques indications biographiques, filmographie, activités théâtrales… relatives à Laurent Terzieff, par Taos Aït Si Slimane. Texte initialement publié sur mon blog "Tinhinane" le vendredi 31 mars 2006 à 19:08.

Théâtre et poésie par Laurent Tarzieff

« Faire du théâtre, c’est se mettre à l’écoute du monde, pour en être la caisse de résonance. » L. Terzieff.

« Ce que nous attendons tous du théâtre, c’est la révélation de cet autre qui gît au plus profond de nous-mêmes, plus nous-mêmes que nous-mêmes et cependant inconnu. Et c’est cet inconnu qui veut sans cesse dépasser ses frontières personnelles, crever l’opacité de cette carapace qui nous sépare du monde. Si le théâtre se tient tout aussi éloigné de la facilité, de la démagogie ou de l’imposture intellectuelle, il peut être une passerelle dans cette coupure originelle entre le sujet et le monde, entre le monde et nous-mêmes… » L. Terzieff

« Le piège, c’est de garder la conviction que, bien qu’on ait changé, on est immuable et de justifier cette assurance en évoquant ses souvenirs. Pour un artiste, toute réflexion sur le temps débouche sur une certaine panique métaphysique. Le présent étant du passé en train de se faire, un ancien futur qui n’a pas tenu ses promesses, le rêve éveillé ne sera jamais le rêve réalisé, et les rêves de la nuit ne rejoindront jamais ceux du jour. » L. Terzieff

« De même que l’homme est le moyen par lequel les choses du monde se manifestent à travers sa conscience, de même le théâtre peut être un outil donné à l’homme pour aller au-delà de sa perception du monde et le faire visionnaire de sa conception humaine. » L. Terzieff

« une poésie qui fait parole de ce qui, avant elle, ne l’était pas, et qui par elle le devient. Parole de ce qui avant elle et sans elle, ne saurait être dit. » L. Terzieff

« Tout vrai poète est à la recherche de quelque chose d’innommé. L’intelligibilité est toujours problématique […] il s’agit d’aller au-delà de notre monde de représentation. De renouveler la pensée, par l’invention d’un style. »

Acteur (théâtre, cinéma et télévision), metteur en scène et directeur de théâtre, Laurent Terzieff est né le 27 juin 1935 à 02 h 00 à Toulouse (France). Sa famille d’artistes russes a émigré en France pendant la Première Guerre mondiale.

En 1949, « La Sonate des spectres » de Strindberg, mise en scène par Roger Blin, qu’il découvre au théâtre de la Gaîté Montparnasse, déclenche en lui le désir de devenir comédien. Il suit les cours de Tania Balachova et Jean-Marie Serreau le fait débuter, en 1953, dans « Tous contre tous » d’Arthur Adamov, au Théâtre de Babylone. Fasciné par Adamov, Milosz, Chisgal, Brecht, Becket, Ionesco… Au théâtre, il a travaillé avec Michel Vitold, Marcel Cuvelier, Roger Blin, Peter Brook, Jorge Lavelli, Roger Planchon, Yves Gasc, Michel Fagadau. Terzieff n’en délaisse pas pour autant les tournages (cf. filmographie ci-dessous). Il a une vingtaine de pièces à son actif lorsque Marcel Carné le repère dans une fiction télévisée, « L’Affaire Weidmann », et lui propose un des rôles principaux des « Tricheurs ». Il travaille avec Marcel Carne, Claude Chabrol, Pier Paolo Pasolini, Mauro Bolognini, Buñuel, Claude Autant-Lara, Henri-Georges Clouzot, Claude Berri, Pierre Boutron.

A partir des années 80, il se fait plus rare au cinéma et se consacre de plus en plus au théâtre (à l’écart du théâtre subventionné) et à la poésie au sein de la compagnie qui porte son nom et qu’il a créée, en 1961, avec Pascale de Boysson(*). Une compagnie qui est d’abord accueillie au Lucernaire, puis au Rond Point, au Théâtre Treize, au La Bruyère, à l’Atelier, en Belgique, à Lyon. D’octobre 1968 à novembre 1969, Laurent Terzieff s’installe au « Vieux Colombier » menacé de fermeture. Il monte Murray Shisgal, James Saunders, Andreieff.

Dès l’adolescence, Laurent Terzieff manifeste un grand intérêt pour la philosophie et la poésie et incarne depuis les années 50 une seule même idée : l’homme est projet de liberté. Ayant une très haute idée du pouvoir des mots, il s’est voulu acteur de théâtre, passeur en poésie. Il nous fait découvrir des auteurs : Claudel, Schisgal, Albee, Saunders, Mrozek, Milosz, Rilke, Pirandello, Harwood, et bien d’autres venus ou revenus parmi nous grâce à lui.

Passionné de politique autant que de poésie et de philosophie, son engagement d’abord aux côtés des trotskistes puis avec le Parti communiste témoigne de son attachement au monde et aux hommes. En pleine guerre d’Algérie, il signe, en 1960, « La Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie » et, en 2002, la pétition « Pas en notre nom » contre la guerre en d’Irak. En 2003, il signe « L’Appel pour le plus jeune prisonnier politique du monde »(**). Lors des débats sur le projet de loi relatif aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information (DADVSI), en 2006, Laurent Terzieff signe, avec 2000 autres auteurs, une pétition « Le droit d’auteur bafoué ! » adressée aux députés(***) (cf. également le site de la Scam : Société des auteurs multimédia : auteurs et réalisateurs de documentaires pour la télévision et la radio, écrivains, traducteurs, journalistes, photographes, auteurs multimédias, dessinateurs…).

----------------------------------------------------------------------------

* Hommage de Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture, à Pascale de Boysson, vendredi 9 août 2002. « Avec Pascale de Boysson, nous perdons une très grande comédienne, mais aussi une remarquable adaptatrice qui avait le don rare de savoir traduire pour le public français les dramaturges étrangers qu’elle aimait, sans jamais en trahir le caractère et le génie propre. Nous attendions avec impatience de la retrouver sur les planches, à la rentrée, dans son adaptation du « Regard » de Murray Schisgal, un auteur qui lui était particulièrement cher.

Sa rencontre avec Laurent Terzieff, son compagnon à la ville comme sur la scène, avait été pour elle déterminante. Pour elle, mais aussi pour le public, puisque cette rencontre allait être à l’origine d’une compagnie qui reste, 40 ans après sa fondation, l’une des belles aventures théâtrales de notre temps. »

** A l’attention du Président du Comité des Droits de l’Enfant

Agé de 6 ans, Gendhun Choekyi Nyima a été enlevé par les autorités chinoises quelques jours après sa reconnaissance comme 11e Panchen Lama par le Dalaï Lama, le 14 Mai 1995. Fait sans précédent dans l’Histoire, la Chine désigna un autre enfant, fils d’un membre du Parti Communiste chinois, pour le manipuler à des fins politiques. Depuis 10 ans, Gendhun subit une terrible « rééducation » en résidence surveillée. Il a eu 16 ans le 25 Avril 2005, et est le plus jeune prisonnier politique du monde, victime de violations de la liberté religieuse et de violations des droits de l’enfant. La Chine ayant signé la « Convention relative aux droits de l’enfant » de l’ONU le 29 août 1990, a des devoirs à respecter.

Les associations et les personnalités dont les noms suivent demandent qu’une délégation du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU rende visite à Gendhun et à sa famille.

*** Mesdames, Messieurs les Députés,

Les 20, 21 et 22 décembre vous avez commencé à examiner le projet de loi relatif aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information. Lors de cet examen, la représentation nationale a voté des amendements visant à légaliser sur Internet l’échange d’œuvres protégées moyennant une rémunération forfaitaire pour les ayants droit.

Cette mesure est :

•inique pour les créateurs dont la rémunération deviendrait dérisoire,

•une aberration économique puisqu’elle entraînerait la disparition des sites de téléchargement payant permettant aux internautes d’acheter des œuvres,

•dangereuse pour la diversité culturelle et le renouvellement de la création française audiovisuelle, radiophonique, littéraire, journalistique, photographique…

Par ailleurs, d’autres propositions d’amendements relatives notamment aux exceptions au droit d’auteur, seront examinées lors de la reprise du débat en mars. Ces amendements exproprient de leurs droits les journalistes, les écrivains et les auteurs d’art graphiques et plastiques sur leurs œuvres utilisées dans le cadre de l’actualité générale. Ils facilitent l’utilisation des œuvres par les éditeurs de presse et les diffuseurs sans contrepartie pour les auteurs.

Si la société reconnaît en son sein la place singulière des auteurs…

si la société reconnaît la juste rémunération à laquelle ils ont droit…

nous vous demandons que le projet de loi soit adopté SANS LES AMENDEMENTS qui assassinent le droit d’auteur.

----------------------------------------------------------------------------

Distinctions et prix

- Officier de l’Ordre du Mérite.

- Commandeur des Arts et des Lettres.

- Prix de la jeune critique en 1962.
- Prix Gérard Philipe en 1964.
- Prix du Plaisir du Théâtre pour l’interprétation de Christophe Colomb de Claudel (1980).
- Prix du Brigadier en 1986, pour Témoignage sur Baly Begau Théâtre du Lucernaire et pour l’ensemble de sa carrière. Le Prix du Brigadier a été créé en 1960 à l’initiative l’Association de la Régie Théâtrale (l’A.R.T.)

- Grand prix national de théâtre décerné par le Ministère de la Culture en 1987.

- Prix Pirandello (Italie) 1989 pour l’interprétation du rôle de Henri IV

- Molière du meilleur metteur en scène et du meilleur spectacle pour « Temps contre temps » en 1993.

- « Hommage des Acteurs » en 2003, au cours du dîner de clôture des 4èmes Rencontres Européennes des Artistes, au Grand Casino de Cabourg. A cette occasion il a prononcé le discours qui suit :

« Tout d’abord je veux vous dire combien je suis ému d’avoir été distingué par les personnalités qui composent le jury présidé par Brigitte Fossey ; et de me trouver ainsi aux côtés de Suzanne Durrenberger, cette grande figure de la profession qui a tant donné pour le cinéma et à qui le cinéma et nombre de metteurs en scène doivent tant ; et de Pierre Tchernia, cette explosion généreuse de dons variés, mémoire vivante et par là même conscience du cinéma. Si ce prix est destiné à ceux qui soumettent leur talent non pas à un plan de carrière, mais au désir d’élargir notre conscience des choses de la vie dans la création artistique, à réunir des solitudes, à tenter de donner le reflet, sinon un sens, à cette histoire de la vie des hommes pleine de bruit et de fureur, mais aussi pleine d’amour et de haine, de souffrances et de joies, en sachant qu’il n’est rien qui ne puisse être magnifié par la parole du poète, c’est avec bonheur, quoique n’étant pas sûr de le mériter vraiment, que je reçois ce prix et que je le dédie à la mémoire de Roger Blin et de Jean-Marie Serreau.

Nous sommes tous ici, en tant qu’artistes et défenseurs des artistes, projets de liberté, c’est-à-dire condamnés à être libres, à se savoir libres, à tenter de cerner les incertaines frontières qui séparent nos névroses individuelles de la grande névrose collective. Condamnés donc à pouvoir refuser les alibis et les faux-semblants qui justifieraient nos renoncements et nos faiblesses, à ne pas pouvoir ignorer cette difficile liberté que l’on n’a pas choisie, qui nous a été donnée une fois pour toute, quels que soient les temps que nous traversons et qu’on accepte ou pas.

Si c’est cela aussi être artiste et être le défenseur des artistes ; c’est peut-être davantage à ce titre, au fond de moi-même, que je reçois l’honneur que vous me faites.

Je suis également très reconnaissant à l’Adami qui a vocation de défendre l’acteur enregistré et qui, par son soutien à la formation des jeunes et à ses aides nombreuses au théâtre vivant, défend aussi l’acteur non enregistré, choisissant ainsi non plus seulement de cueillir mais aussi de labourer.

Je dirai aussi pour finir, que j’étais très heureux, vraiment, de pouvoir respirer avec vous, grâce à vous, quelques heures l’air du large. Cet air de liberté justement, qui fait dire au Christophe Colomb de Claudel « l’important, ce n’est pas d’arriver mais de partir ».

----------------------------------------------------------------------------

Livres

- L’acteur de Laurent Terzieff et Jean Duvignaud, éditions de l’Archipel, 1993.

- Laurent Terzieff/entretien avec Olivier Schmidtt, Ed. Flammarion Coll. Mémoire vivante, 2001.

----------------------------------------------------------------------------

Activités théâtrales

- 1961, L’échange de Paul Claudel, mise en scène Guy Suares.

- 1961, La pensée de Léonide Andréiev, mise en scène Laurent Terzieff

- 1963, Le tigre et les dactylos de Murray Schisgal, mise en scène Laurent Terzieff

- 1965, Le rêve de l’Amérique de Edouard Albee, mise en scène Maurice Garrel.

- 1965, Zoo story de Edouard. Albee, mise en scène L. Terzieff

- 1966, Hélas pauvre Fred de James Saunders, mise en scène L. Terzieff.

- 1966, Les voisins de James Saunders, mise en scène L. Terzieff.

- 1966 Love de M. Schisgal, mise en scène M. Garrel

- 1967, Tango de S. Mrozek, mise en scène L. Terzieff

- 1968, Triangle de J. Saunders, mise en scène L. Terzieff.

- 1968, Les chinois de M. Schisgal, mise en scène L. Terzieff

- 1968, Fragments de M. Schisgal, mise en scène L. Terzieff.

- 1968, Spectacles et jeux d’enfants de C. Bernstein, mise en scène L. Terzieff

- 1969, La valse des chiens de L. Andréiev, mise en scène L. Terzieff

- 1970, Ici et maintenant de C. Mauriac, mise en scène L. Terzieff

- 1971, L’homme couché de C. Semprun, mise en scène L. Terzieff

- 1973, Rubezahl - Scènes de Don Juan, de Milosz, mise en scène L. Terzieff

- 1974, Les émigrés de S. Mrozek, mise en scène R. Blin

- 1977, Boite, Maô, Boite de E. Albee, mise en scène L. Terzieff

- 1978, Une heure avec Rainer Maria Rilke, mise en scène L. Terzieff

- 1979, Le pic du bossu de Slawomir Mrozek, mise en scène L. Terzieff, (du 01/09/1979 au 30/05/1980).

- 1979, Le philanthrope de Christopher Hampton, mise en scène : Michel Fagadau et Laurent Terzieff. Interprétation : Laurent Terzieff, André Falcon, Bernard Alane,…

- 1980, Les amis de A. Wesker, mise en scène Yves Gasc, interprétation Laurent Terzieff.

- 1981 (1992, 1996), Milosz, de Oscar-Vladislas de Lubicz-Milosz, spectacle de poésie, adaptation, mise en scène et interprétation par Laurent Terzieff.

Dit de Laurent Terzieff : « Je ne vois pas de poète qui ait porté aussi loin le besoin fou d’amour, la souffrance, la barbarie, l’injustice, mais en même temps l’éblouissement devant la beauté de la vie. En premier lieu, je voudrais parler de la conscience du temps chez Milosz, le temps comme de l’éternité volée : « Ces mensonges du temps qu’on appelle souvenirs », écrit-il. Aucun poète n’a mieux que lui, sauf Rilke, exorcisé les démons de l’enfance. La poésie de Milosz est pleine d’analogies universelles et de correspondances. Elle renvoie à cette conception de Platon : le monde ne vaut que par ce qui lui manque et n’existe que par défaut. Pour Milosz, si quelque chose nous manque, c’est qu’il existe. S’il n’est pas là, c’est qu’il est ailleurs. Le monde visible n’est pour lui qu’une face de la réalité, et la face invisible est sans doute la plus importante.

Il faut dire aussi cette expérience du langage remarquable chez Milosz. Il est lituanien et n’a jamais écrit qu’en français. Il est un peu, comme disait Kafka, « invité dans une langue étrangère ». Or, en tant qu’invité dans cette langue, il s’est comporté de la façon la plus courtoise qui soit : il épouse la langue française, la retrouve dans sa rigueur plastique, comme si son grand souci était de s’inscrire dans la tradition mais en l’irriguant d’un sang nouveau.

Et puis il y a la religiosité très caractéristique de Miloszv : elle est un besoin d’amour, Dieu pour lui est d’abord un père. Il est très « dostoïesvskien », dans les Scènes de Don Juan, notamment. Pour lui, le bien passe par l’expérimentation du mal. Dans mon spectacle, je me suis attaché à retracer son parcours spirituel : du démontage à l’abjection, de l’abjection à la grâce. J’ai relu son ouvre jusqu’à l’obsession, en relevant des questions angoissées qui trouvent plus tard dans des textes des réponses. Mon fil conducteur a été d’épouser sa vie telle qu’elle est dans son ouvre. Le spectacle se divisait avec la descente aux enfers, et les Scènes de Don Juan, notamment, que j’ai montées au Lucernaire. Pour lui, le bien passe par l’expérimentation du mal. Dans mon spectacle, je me suis attaché à retracer son parcours spirituel : du démoniaque à l’abjection, de l’abjection à la grâce. J’ai relu son ouvre jusqu’à l’obsession, en relevant des questions angoissées qui trouvent plus tard dans des textes des réponses. Mon fil conducteur a été d’épouser sa vie telle qu’elle est dans son ouvre. Le spectacle se divisait avec la descente aux enfers, et les Scènes de Don Juan, puis la remontée avec l’Amoureuse Initiation, roman unique dans l’histoire de la littérature, picaresque et religieux à la fois, et, enfin, avec l’ascension, Miguel Manara, Ars Magna et les Arcanes.

Je me souviens d’avoir joué en alternance à Marseille les spectacles Rilke et Milosz : c’est le Milosz qui a marqué davantage les jeunes. Je pense que s’il fallait faire un parallèle, on pourrait dire que Milosz est notre Hölderlin. »

-1982, Dell’Inferno de André Engel, Bernard Pautrat. Interprétation Laurent Terzieff, (du 01/01/1982 au 31/12/1982).

-1983, L’ambassade de S. Mrozek, mise en scène et interprétation par Laurent Terzieff.

- 1984, Guérison américaine de J. Saunders, mise en scène L. Terzieff

- 1986, Témoignages sur Ballybeg de Brian Friel, mise en scène L. Terzieff

- 1987, A pied de S. Mrozek, mise en scène L. Terzieff

- 1988, (reprise en 1990), Ce que voit Fox de J. Saunders, mise en scène L. Terzieff. Molière 1988 de la meilleure mise en scène et du meilleur spectacle dans un théâtre privé.

-1989, Témoignage sur Ballybey, mise en scène et interprétation par Laurent Terzieff.

-1989, Henri IV de L. Pirandello, mise en scène par Armand Delcampe. Avec Laurent Terzieff (interprétation d’Henri IV), Isabelle Thomas, Michel Etcheverry, Pascale de Boisson, Philippe Laudenbach, Olivier Brunhes, Raymond Hermantier, Xavier Florent, Christian Baltauss, Jean Gouley, Michel Chalmeau, Vincent De Bouard, Francis Lemaire, Richard Lukas, François-Xavier Hoffmann, Michel Cheignaud, Laurent Bateau, (du 24/01/1989 au 28/01/1989).

- 1990, Ce que voit Fox de James Saunders. Adaptation de Laurent Terzieff et S. Lombard sous la direction d(Estelle garnier assistée de Jérémie Kalil et Johan Cattant.

- 1990, L’homme assis de J.L. Bauer, mise en scène Yves Gasc

- 1991, Richard II de William Shakespeare, mise en scène Yves Gasc. Avec Laurent Terzieff, Michel Etcheverry, Francis Lemaire, Olivier Brunhes, Vincent de Brouard, Richard Lukas, Gilles Guarderas, Xavier Florent, François-Xavier Hoffman, Benoît Cassard, Michel Chalmeau, Christian Baltauss, Raymond Hermantier, Michel Chaigneau, Richard Lukas, Jean Gouley, Laurent Bateau, François-Xavier Hoffman, Gilles Guarderas, Laurent Bateau, Jean Gouley, Isabelle Thomas, Pascale de Boysson

- 1993, Temps contre temps de R. Harwood, mise en scène et interprétation par L. Terzieff. Molière 1993 de la meilleure mise en scène et du meilleur spectacle dans un théâtre privé

- 1994, Une heure avec Rainer Maria Rilke, mise en scène L. Terzieff

- 1995, Meutre dans la cathédrale de Thomas Stern Eliot [(1888-1965), Prix Nobel de littérature en 1948. Ed. Seuil/Poche, 1998, 186 pages, ISBN : 2020234165], mise en scène par Laurent Terzieff et R. Hermantier, (du 01/11/1995 au 28/11/1995).

- 1997, Le bonnet de fou de Luigi Pirandello, mise en scène L. Terzieff.

- 1998, Une heure avec Rainer Maria Rilke, mise en scène L. Terzieff.

- 1999, Brûlé par la glace de Peter Asmussen. Isbrandt est une pièce écrite en 1997, Ed. Colombine, Suède et traduite par Terje Sinding en 1998 aux éditions Solitairs intempestifs Coll. Collection Bleue, 80 pages, ISBN : 2-912464-16-1. Elle est mise en scène par Laurent Terzieff, décor d’André Acquart, costumes de Barbara Rychlowska, intérpétation : Laurent Terzieff, Pascale de Boysson, Olivier Brunhes, Dominique Hollier, Marie Sauvaneix.

Ce qu’en dit Laurent Terzieff : « L’aspiration d’une beauté supérieur : « N’ayant pas encore rencontré Peter Asmussen, je ne peux que l’imaginer. Peut-être offre t-il l’image d’un homme parfaitement équilibré, peut-être même celle d’un bon vivant.

Mais je ne peux m’empêcher de pressentir en lui un continuel tumulte qu’il doit s’efforcer de maîtriser, de contrôler. L’imprévisible doit tellement le hanter, qu’il « organise » ses angoisses, d’où la construction géométrique, symétrique de la pièce, où le chiffre 3, chiffre religieux, revient de façon obsédante et magique « 3 femmes, 3 hommes, 3 tableaux agencés en un triptyque ». Comme en musique, les dissonances se résolvent en harmonies ordonnées. Le dialogue qui au début surnage, flotte, hésite, est remanié, répété, développé, de façon musicale. La musique des mots ritualise l’indicible des êtres. L’auteur semble se méfier de son propre chaos, il ne participe pas au drame qu’il raconte. Simplement, il le traduit, le matérialise. Il ne laisse aucune place à ses propres pulsions : elles ne sont que la clef invisible qui lui permet de nous laisser entrevoir le secret de ses personnages, avec un 3ème oeil de visionnaire, le temps d’ouvrir et de fermer une porte.

Pour Asmussen, écrire n’est pas une thérapie privée, mais une opération chirurgicale qui consiste à glisser dans les veines de notre inconscient l’aspiration d’une beauté supérieure, sans cesse bafouée, une excitation de l’âme, qui nous fait percevoir les choses de la vie comme le vague reflet d’une correspondance du ciel et qui nous fait prendre conscience de notre nature d’exilés, comme le pressentait Baudelaire.

… / …

Dans « Brûlés par la glace », le conflit n’est pas dans le combat pour le pouvoir ou l’intérêt, ou dans l’emprise de l’un sur l’autre, la lutte a lieu entre les âmes et les cerveaux. Tout le reste n’est que contingences, comme la poule, combustible répugnant et fascinant à la fois, mais de toute façon indispensable pour « alimenter la machine ». La menace et le chantage ne sont pas pris au sérieux. Mais le ton affectif de la pièce n’est pas la dérision - pour une fois, on y échappe, ce qui est rare dans le théâtre contemporain -, ce qui résonne ici, c’est la cruauté et la déréliction.

Ici, on souffre par séparation. L’espace est d’ailleurs carcéral : chacun est relégué dans un espace clos qui ressemble à une cellule ou à une niche. Les vêtements aussi sont des carcans, des geôles qui emprisonnent le corps pour mieux séparer. L’univers d’Asmussen n’est pas édifiant. Il n’y a pas, bien sûr, d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Il y aurait plutôt une certaine race de coupables et une certaine race d’innocents. Les coupables ont assumé le malheur d’être né, ils ont aimé, consommé leur amour et donc enfanté des innocents.

Les innocents veulent aimer eux aussi, mais les coupables leur refusent l’amour. Ilsdépendent d’eux : d’eux, ils ne reçoivent que des devoirs ou des ordres. Ils n’ont aucun droit. On leur dit « tu ne dois pas aimer ». On voudrait faire d’eux des caractères sans volonté.

Les innocents d’Asmussen préfèrent mourir. Ils ne supportent pas d’avoir « Froid à l’âme » comme leurs aînés, qui ont tellement de mal à s’accepter eux-mêmes, quand ils émergent de leur sommeil.

Cet espace glacé, Asmussen « en connaît un bout », si il n’en connaît pas le bout. On sent qu’il l’a parcouru, ressenti, interrogé, comme anesthésié par le froid, mais toujours avec un besoin fou d’amour.

C’est l’espace de l’amour renié, bafoué, dénié, l’espace de l’amour assassiné, mais qui même anéanti ne sera jamais chez Asmussen, tourné en dérision. »

- 2000, Bertolt Brecht, poète, mise en scène Laurent Terzieff avec Pascale de Boysson, Philippe Laudenbach, Laurent Terzieff, (du 09/11/2000 au 31/12/2000).

LT :« Le poète ne se sert pas des mots comme le prosateur. C’est très flagrant chez Brecht. René Char disait que « les poètes savent faire surgir les mots qui savent de nous ce que nous ignorons d’eux ». Sartre dit une chose un peu voisine et que je trouve tout aussi vraie ou en tout cas plus claire, moins poétique. Il dit que « le poète ne se sert pas des mots comme des signes mais comme des choses ». A la limite, le poète ne se sert pas des mots, c’est lui-même qui les sert. »

LT :« Sa poésie [Brecht] est très protéiforme. Elle fait le trottoir de tous les genres. Mais à chaque fois c’est génial et très personnel en même temps. Tout Brecht est comme ça. Même dans sa dramaturgie il a passé son temps, sa vie à plagier, à copier, à remanier, à condenser, mais il a tenu compte de toutes les acquisitions précédentes, pour en faire quelque chose de très personnel. Ce qui m’a vraiment motivé dans ce choix, c’est que Brecht est un grand poète tout court, et ça, peu de gens le savent. Dans sa poésie, on découvre presque un Brecht par lui-même, un Brecht anti-brechtien. On découvre un homme très différent de celui qui transparaît dans son théâtre, pour la bonne raison qu’il n’y a aucune subjectivité dans son œuvre dramaturgique. Il ne parle jamais de lui dans ses pièces. »

LT : « Il ne parle que de lui. Il parle de lui dans son rapport au monde, à l’irrationnel, à l’amour. Sa poésie est le lieu de la subjectivité, elle est aussi le lieu de la complexité. Ses pièces ne sont pas complexes, entendons-nous bien, ses pièces sont complexes dans la finalité, mais c’est la dialectique de la réalité qui est complexe chez Brecht. Mais les matériaux de cette réalité, saisis comme élément de sa dialectique, ne sont pas complexes. Au contraire, ils sont très blancs et noirs. Avec des mots très simples, il y a une alchimie du verbe : « Sur la terre où le vent est froid / vous n’êtes pas venu en rois / mais nu sans rien / enfant gelé, quand un lange vous fut donné par une femme / pas un seul pour vous rendre hommage / quand vous cherchiez votre équipage / ici vous étiez inconnu / lorsqu’un homme alors est venu, prit votre main… » (Que le monde est amical, ndlr). C’est un des plus beaux poèmes que je connaisse. »

- 2001, Dernières lettres de Stalingrad, adaptation et mise en scène par Laurent Terzieff, avec Marie Suavaneix, Alexandre Mousset et Stéphane Valensi, (du 03/05/2001 au 26/06/2001). En février 1943, juste avant la reddition de l’armée allemande, à Stalingrad, un avion décolla en emportant le courrier des derniers soldats de la Wehrmacht qui combattaient encore dans cette souricière glacée. Les lettres furent saisies sur ordre du Führer pour que soit sondé le moral des troupes. Ces dernières lettres du front de l’Est ne furent jamais rendues publiques. Archivées à Postdam, cachées à Berlin, il fallut attendre longtemps avant qu’elles ne resurgissent. Le traitement de ce fait historique par Laurent Terzieff nous replonge en partie « L’espèce humaine » de Robert Antelme.

- 2002, Le Regard de Murray Schisgal, mise en scène Laurent Terzieff, (du 01/09/2002 au 28/06/2003).

- 2003, Florilège, spectacle sur divers auteurs (Arthur Adamov, Friedrich Hölderlin, Rainer Maria Rilke, Blaise Cendrars, Heinrich Heine, Goethe, Pablo Neruda, Edgar Allan Poe, Robert Desnos, Louis Aragon), Laurent Terzieff (comédien, concepteur lumière, metteur en scène) assistant à la mise en scène : Arthur Rémy.

- 2003, Jean-Pierre Siméon, un poète, lecture spectacle, Laurent Terzieff : comédien, concepteur lumière, metteur en scène.

- 2005, Molly, mise en scène de Laurent Terzieff, avec Luchini, Laurent Terzieff, Caroline Silhol.

----------------------------------------------------------------------------

Filmographie

- Premier mai (en Belgique : C’est arrivé un premier mai), de Luis Saslavsky, 1h 25mn, 1958. Avec Yves Montand, Yves Noël, Nicole Berger, Laurent Terzieff(Dans le rôle de Maurice).

- Douze heures d’horloge de Géza von Radványi, 1958. Avec Lino Ventura, Laurent Terzieff.

- Les tricheurs de Marcel Carne, 1958, 1h 59. Avec Pascal Petit, Jean-Paul Belmondo, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Alain), Jacques Charrier, Andréa Parisy, Gérard Darrieu, Rolland Lesaffre, Dany Saval, Jacques Portet, Pierre Brice, Dominique Page, Jacques Martin, Jean-François Poron. Plusieurs associations familliales tentèrent d’interdire la projection du film jugé « contraire à la morale et succeptible de compromettre le bon ordre ».

- Kapò de Gillo Pontecorvo, 1h 58mn, 1959. Avec Susan Strasberg, Laurent Terzieff (dans le rôle de Sasha), Emmanuelle Riva.

- Les régates de San Francisco de Claude Autant-Lara, 1h 13mn, 1960. Avec Nelly Beneditti, Suzy Delair, Daniel Gaubert, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Enéo).

- Le bois des amants de Claude Autant-Lara, 1h 35mn, 1960. Avec Erika Remberg, Laurent Terzieff (dans le rôle de Charles Parisot).

- La notte brava (Les garçons) de Mauro Bolognini, 1h 35mn, 1961. Avec Jean-Claude Brialy, Rosanna Schiaffino, Laurent Terzieff (dans le rôle de Ruggeretto).

- Vanina Vanini de Roberto Rosselini, 2h 10mn, 1961. Avec Martine Carol, Sandra Milo, Laurent Terzieff (dans le rôle de Pietro Missirilli.

- La Frontière, 1961, court-métrage (17mn) scénarisé et réalisé par Jean Cayrol et Claude Durand, texte interprété par Laurent Terzieff.

- Tu ne tueras point, de Claude Autant-Lara, 2h 28, 1961. Avec Suzanne Flon, Laurent Terzieff (dans le rôle Jean-François Cordier), Horst Frank. Le titre initial du film était l’Objecteur. En plein guerre d’Algérie, n’ayant pas trouvé de financement, le cinéaste investit des fonds personnels dans la production du film qui est tourné en Yougoslavie. Sélectionné au Festival de Venise en 1961, L’objecteur – Tu ne tueras point est présenté sous pavillon yougoslave, la France ayant refusé qu’il concoure sous son pavillon. Suzanne Flon obtient le prix d’interprétation féminine. Le film reste bloqué deux ans, la censure n’autorisant son exploitation en France qu’en 1963, un an après les accords d’Evian qui ont mis un terme à la guerre d’Algérie.

- La dénonciation de Jacques Doniol-Valroze, 1h 40, 1962. Avec Maurice Ronet, Laurent François Brion, Sacha Pitoeff, Terzieff (voix du récitant).

- Les sept péché capitaux de Jacques Demy, 2h 53mn, 1962. Film à sketchs, ou chaque réalisateur traite d’un péché capital, épisode « La luxure », Avec Jean Desailly, Michèle Presle, Corinne Marchand, Jean-louis Trintignant, Laurent Terzieff (dans le rôle de Bernard).

- Les culottes rouges d’Alex Joffé, 1h 44mn, 1962. Avec Bourvil, Etienne Bierry, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Antoine).

- Ballade pour un voyou de Claude-Jean Bonnardot, 1h 30mn, 1962. Avec Hildegarde Kneff, Michel Vitold, Philippe Noiret, Laurent Terzieff (dans le rôle de Vincent Vivant).

- Mort où est ta victoire ? d’Hervé Bromberger, 1963. Avec Pascale Audret, Laurent Terzieff.

- Monsieur Satie d’Alain Jomy, 1963. Documentaire avec Laurent Terzieff (Voix du récitant.

- Le grain de sable de Pierre Kast, 1964. Avec Lilli Palmer, Laurent Terzieff.

- L’adage de Dominique Delouche, 1964. Documentaire avec Laurent Terzieff (Voix du récitant.

- L’affaire Dreyfus de Jean Vigne, 1965. Documentaire avec Laurent Terzieff (Voix du récitant.

- Le Horla de Jean-Daniel Pollet, 40mn,1966. Avec Laurent Terzieff. Une adaptation très libre d’une nouvelle de Guy de Maupassant. Dans une maison solitaire au bord de la mer, un jeune homme, beau et vulnérable, voit monter en lui le vent de la folie.

- Le voyage du père (Vallée de la Bienne – 39) de Denys de la Patellière, 1h 30mn, 1966, avec Fernandel, Lilli Palmer, Laurent Terzieff (dans le rôle de l’instituteur),…

- Les fruits amers/Solehad de Jacqueline Audry, 1966, avec Emmanuelle Riva, Laurent Terzieff,…

- A cœur joie de Serge Bourguignon, 1h 36mn, 1967, avec Brigitte Bardot, Laurent Terzieff (dans le rôle de Vincent) Jean Rochefort,…

- Le Révélateur de Philippe Garrel, 1h 10mn,1968. Avec Bernadette Lafont, Laurent Terzieff (dans le rôle du père), Stanislas Robiolles.

- La prisonnière d’Henri-Georges Clouzot, 1h 50min, 1968, (Les Films Corona/Fono Roma). Avec Elisabeth Wierner, Laurent Terzieff (dans le rôle de Stanislas Hassler), Dany Carrel, Bernard Fresson.

- La voie lactée de Luis Buñuel, 1h 41mn, 1969, avec Paul Frankeur, Laurent Terzieff(dans le rôle de Jean), Alain Cuny, Edith Scob, Bernard Verly, Julien Bertheau, Jean Piat, Delphine Seyrig, Michel Piccoli, Georges Marchal. Synopsis : Six mysteres ou dogmes du catholicisme sont illustres a travers deux vagabonds, Pierre et Jean, qui pour se faire un peu d’argent se rendent a Saint-Jacques-de-Compostelle.

- Médéa/Médée de Pierr Paolo Pasolini, Italie, 1h 58, 1969, (/San Marco S.P.A. Les Films Number One/Janus Film und Fernsehen), avec Maria Callas, Laurent Terzieff (incarne le Centaure), Giuseppe Gentile, Massimo Girotti, Margaret Clementi, Sergio Tremont.

- Ostia de Sergio Citti, Italie, 1h 42mn, 1969. Avec Franco Citti, Ninetto Davoli, Laurent Terzieff.

- Bröder Carl de Susan Sontag, suédois, 1h 37mn, 1971. Avec Gunnel Lindblom, Geneviève Page, Laurent Terzieff (dans le rôle de Carl). Film présenté au festival de Cannes.

- Les Hautes solitudes, réalisé par Philippe Garrel, 1h 15mn, 1974. Avec Jean Seberg, Tina Aumont, Laurent Terzieff (dans le rôle de Carl).

- Mosé (Moïse) de Gionfranco Do Bosio (+ version longue TV), 1974. Avec Burt Lancaster, Laurent Terzieff.

- Le jeu, réalisé par Réginald Gray, 1h 25mn, 1975. Avec Laurent Terzieff (dans le rôle du prêtre), Derk Kinnane, Pascale de Boysson.

- Il pleut sur Santiago d’Helvio Soto, 1h 49, 1975. Avec Naicho Petrov, Ricardo Cucciolla, Annie Girardot, Jean-Louis Trintignant, Laurent Terzieff (dans le rôle de Calvé).

- Un ange passe de Philippe Garrel, 1h 20mn, 1975. Avec Maurice garrel, Bulle Ogier, Nico, Laurent Terzieff.

- Le Désert des Tartares, réalisé par Valerio Zurlini, 2h 18mn, 1976. Avec Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Vittorio Gassman, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Amerling).

- Maladie mortelle de François Weyergans, 1976. Avec Anny Dupery, Laurent Terzieff.

- Le Voyage au jardin des morts, de Philippe Garrel, 1977. Avec Maria Schneider, Laurent Terzieff (dans le rôle de Georges), Nico.

- Couleur chair de François Weyergans, 1h 56mn, 1979. Avec Roger Blin, Lou Castel, Jorge Donn, Laurent Terzieff (dans le rôle de Michel).

- Utopia d’Iradj Azimi, 1h 32mn, 1979. Avec Dominique Sanda, Jean Dasté, Laurent Terzieff (dans le rôle de Julien).

- Noces de Sang de Souheil Banbarka, film marocain, 1h 20mn, 1980. Avec Irène Papas, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Amrouch), Jamila, M. Habachi, L. Doghini, Muni, Souad Jalil, N. Lamcharki, Mohamed El-Baz et Izza Gennini.

- La Flambeuse de Rachel Weinberg, 1h 35mn, 1981. Avec Lea Massari, Laurent Terzieff (dans le rôle du Chevalier), Gérard Blain.

- Diesel, de Robert Kramer, 1h 32mn, 1984. Avec Gérard Klein, Agnès Soral, Richard Bohringer, Laurent Terzieff (dans le rôle de Finch).

- Détective, de Jean-Luc Godard, 1h 35mn, 1985, Sara Films/JLG Films) avec Claude Brasseur, Nathalie Baye, Johnny Hallyday, Laurent Terzieff (dans le rôle de William Prospero), Aurelle Doazan, Jean-Pierre Léaud, Alain Cuny, Stéphane Ferrara, Emmanuelle Seigner, Julie Delpy.

- Rouge baiser de Vera Belmont, 1h 52, 1985. Avec Lambert Wilson, Charlotte Valandrey, Laurent Terzieff (dans le rôle de Moische), Elsa Lunghini et Marthe Keller.

- La ragazza dei lillà de Flavio Mogherini, italien, 1h 32mn, 1986. Avec Mario Adorf, Brigitte Broccoli, Pascale de Boysson, Mimsy Farmer, Laurent Terzieff.

- D’Annunzio de Sergio Nasca, italien, 1h 50mn, 1986. Avec Robert Powell, Stefania Sandrelli, Laurent Terzieff (dans le rôle de Mechetti).

- Don Bosco de Leandro Castellani, italien, 1h 48mn, 1987. Avec Ben Gazzara, Patsy Kensit, Laurent Terzieff (dans le rôle de Monseigneur Gastaldi).

- Etoile de Peter Del Monte, italien, 1h 43mn, 1988. Avec Jennifer Connely, Gary McCleery, Laurent Terzieff (dans le rôle de Marius Balakin).

- Hiver 54, l’abbé Pierre, de Denis Amar, 1989. Avec Lambert Wilson, Claudia Cardinal, Laurent Terzieff (dans le rôle de Pierre Brisson).

- Germinal de Claude Berri, France, 2h 40mn, 1993. Avec Renaud, Gérard Depardieu, Miou-Miou, Jean Carmet, Judith Henry, Jean-Roger Milo, Laurent Terzieff (dans le rôle de Souvarine, l’anarchiste, le nihiliste qui rêve de tout détruire pour reconstruire un monde meilleur), Anne Duperey, Jean-Pierre Bisson, Bernard Fresson.

- Fiesta de Pierre Boutron, 1995, 1h 48mn. Avec Grégory Colin, Alain Douty, Marc Lavoine, Jean-Louis Trintignant, Laurent Terzieff (Père Armendariz).

- Le pianiste de Mario Gas, espagnol, 1h 30mn, 1997. Avec Serge Reggiani, Laurent Terzieff (dans le rôle de Doria, vieux), Jordi Molla, Pera Ponce, Paulina Galvez, Xavier Deluc, Pascale Roberts, Michel Robin.

- Le radeau de la Méduse d’Iradj Azimi, 2h 10mn, 1997. Avec Jean Yanne, Daniel Mesguisch, Rufus, Laurent Terzieff (dans le rôle de Géricault).

- La guerre dans le haut pays de Francis Creusser, film belge, français, suisse, 1h 45mn, 1998. Avec Marion Cotillard, Yann Tregouët, François Marthouret, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Isaïe).

- Sulla Spiaggia e di là dal Molo de Giovanni Fago, italien, 2h 22mn, 1999. Avec Andrea Renzi, Stéphane Fress, Lorenza Indovina, Laurent Terzieff (dans le rôle du Professeur).

- Le manuscrit du Prince (titre original : Il manoscritto del Principe), de Roberto Ando, italien, 1h 33mn, 2000. Avec Michel Bouquet, Jeanne Moreau, Paolo Briguglia, Laurent Terzieff (dans le rôle de Marco Pace à 60 ans).

- Territori d’ombra de Paolo Modugno, italien, 1h 31mn, 2001. Avec Pino Quartullo, Toni Bertorelli, Leo Gullotta, Laurent Terzieff (dans le rôle de Dolbecco).

- Peau d’ange de Vincent Perez, italien, 1h 25mn, 2001. Avec Morgane Moré, Guillaume Depardieu, Dominique Blanc, Laurent Terzieff (dans le rôle de M. Grenier).

- Pontorno de Giovanni Fago, 2002, avec Joe Montega, Laurent Terzieff.

- Rien voilà l’ordre de Jacques Baratier, 2004, 1h 36mn. Avec Amira Casar, Laurent Terzieff (dans le rôle d’Aroulette), Claude Rich, James Thierree.

- Mon petit doigt m’a dit (d’après le roman de Agatha Christie) de Pascal Thomas, France, 2005, 1h 45mn. Avec Catherine Frot, André Dussollier, Geneviève Bujold, Laurent Terzieff (dans le rôle de Maître Anet), Sarah Biasini, Valérie Kaprisky, Alexandra Stewart, Bernard Verley.

------------------------------

Commentaire (sans les données personnelles de l’auteur du message)

(1) YAM, le vendredi 15 septembre 2006 à 13 h 04 :

BONJOUR,

Existe t’il un enregistrement de "ce que voit Fox’ DE James Saunders avec la mise en scène de Laurent Terzieff

(2) Fabrice, le mardi 20 mars 2007 à 16 h 04 :

Bonjour ! Je viens de mettre en ligne un document vidéo d’un entretien avec Terzieff dans le cadre de l’émission : « Mémoire vivante ». En vous rendant sur mon site, en colonne de gauche, allez jusqu’à l’intitulé « vidéos », cliquez et vous accèderez à la page.

Bonne continuation

Fabrice

(2) Michel, le lundi 2 juillet 2007 à 15 h 30 :

Bonjour, Je suis à la recherche d’une copie du BOIS DES AMANTS. Pouvez-vous m’aider, SVP ? Merci par avance.



Haut de pageRédactionSPIP