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Naissance de l’Association Jeunes sciences de Tunisie par Béji SANSA

Transcription, par Taos AÏT SI SLIMANE, d’une interview de Béji SANSA, par Jean-Claude GUIRAUDON, le 03 janvier 2009 à Djerba.

Le media audiovisuel est la propriété de Jean-Claude GUIRAUDON. Vous, lecteurs, et moi, devons les écarts (corrections, ajouts, iconographie, etc.) entre le verbatim de la vidéo et la version publiée ici, bonifiée et enrichie, à la générosité intellectuelle de Béji SANSA.

Mercis à mes deux complices (J.-C. GUIRAUDON et B. SANSA) pour ce travail.

Pour en savoir plus, je vous recommande l’article de Med Noureddine DHOUIB, ingénieur ESE : Les débuts de l’activité spatiale en Tunisie : Histoire d’une épopée

La conservation du style oral pour les transcriptions de ce site est un choix méthodologique, cela permet de rester au plus près des dits des locuteurs, et de ne risquer aucune interprétation. Évitez les copier-coller, vous aurez plus de chance de profiter d’un document de meilleure qualité en faisant un lien, sachant que j’apporte des corrections à chaque lecture ou sur propositions d’autres lecteurs, voire des intervenants, quand ils font des corrections, des ajouts, etc.

Pour toute observation, vous pouvez me contacter à cette adresse : tinhinane[arobase]gmail[point]com

Interview de Béji SANSA par Jean-Claude GUIRAUDON, autour du lancement des activités aérospatiales au club « Jeunes science » de Tunis, le 03 janvier 2009 à Djerba

MORJANE 701, première fusée expérimentale tunisienne – 1970
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Jean-Claude GUIRAUDON : Cher Béji, tu as été un des fondateurs, en 1974, de l’Association Jeunes sciences de Tunisie (AJST), qui continue aujourd’hui toutes ses activités, en particulier en organisant l’Exposcience du MILSET au mois de juillet prochain. Évidemment, cette association a été précédée de tout un ensemble d’activités, en particulier au niveau de l’espace. Est-ce que tu peux nous indiquer, comment, toi, tu as rencontré ces activités espace et comment tu es devenu un des plus fidèles et des plus solides animateurs de l’association ?

Béji SANSA : J’ai connu « Jeunes Science » en 1967. Je descendais tout frais de Paris. On venait alors de lancer la télévision tunisienne en 1966 [1]. Et, et voilà que mon patron me convoque me dit : « Tu vas voir un certain Abdelhamid FEKIH, qui s’amuse avec d’autres ingénieurs à faire de la science ». J’ai été voir et j’ai chuté dans un laboratoire d’électronique en cours d’équipement, où il y avait deux coopérants français, qui assuraient une initiation en électronique. Équipe, que j’ai rejointe, pour faire de l’animation en électronique.

À partir de là, on a été pris par le mouvement [2], et on avait organisé le premier camp scientifique du club l’année suivante (1968-69). C’était un camp multidisciplinaire avec deux disciplines qui dominaient : l’électronique et l’écologie. Pour l’électronique, la durée aidant (1 mois), chaque participant est rentré chez lui avec son poste radio, qu’il a monté lui-même, et qui chantait. Le kit a été gracieusement offert par le premier industriel, « El Athir », qui a lancé la première usine de montage radio et TV en Tunisie.

Le point de départ – la première étincelle

L’espace est venu suite à une exposition qui a été organisée par le Club à Tunis et à laquelle l’ANCS (Association Nationale des Clubs aérospatiaux français) de ces temps, avait participé. C’était dans les années 1968-69. Alors que l’exposition se tenait au premier étage du bâtiment, nous, les jeunes, nous étions au rez-de-chaussée. Les labos étaient au rez-de-chaussée. On est monté voir. On était ébahis. Et puis on s’était dit : « Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas faire la même chose ». On s’est adressé à nos aînés, à Abdelhamid FEKIH principalement, pour dire : « Est-ce qu’on ne pourrait pas créer une section aérospatiale, comme ce que nous avons vu dans l’expo du premier étage ? »

Lui, rigolait d’abord et ensuite il nous a dit : « Ce sont des techniques réservées aux grands, à l’Occident. Ce n’est pas fait pour le petit monde que nous sommes, « les pays du Sud de la Méditerranée ». On lui a dit : « Écoutez, on va essayer. On pourrait certainement pouvoir faire quelque chose » _ « Je vous prends au mot, nous dit-il – mais d’abord je vais vous proposer pour un stage de formation dans les techniques aérospatiales, que l’ANCS organise en France ». C’était le point de départ.

Nous étions trois Tunisiens, au « camp espace », en France, en juillet 1970 : Abdelhamid BEN DHIAB dit « BIBI » ; Béji SANSA dit « BEJI » et Ali TARHOUNI dit « ALI ». Nous étions alors des participants, comme tous les autres participants à ce camp scientifique qui se tenait dans une caserne militaire à La Courtine (Creuse), dans le Massif central.

Les trois Tunisiens se sont alors dispatchés et noyés au sein des « équipes projets » du camp. J’étais avec « BIBI », un as dans l’émission-réception. Moi-même électronicien, et le reste de l’équipe, des jeunes Français. Notre équipe devait développer une fusée expérimentale mono-étage (diamètre 90 cm).

J’avais proposé de développer un système de télémesure multivoies, séquentiel, (un commutateur électronique), partageant le temps d’une trame et permettant de transmettre vers le sol plusieurs informations à travers l’émetteur de la fusée.

Le troisième Tunisien, Ali, s’est intégré à une autre équipe qui devait développer la première fusée expérimentale bi-étage française (diamètre 90 pour le premier et diamètre 60 pour le second). La pièce de liaison étant le cœur du projet. Elle devait assurer la mise à feu envol du deuxième moteur et la séparation des deux parties de la fusée.

Résultats de la campagne de lancement : Nôtre projet n’a pas été achevé. Donc la fusée ne pouvait pas être lancée. Et le hasard voudra que cet échec soit à l’origine d’un événement heureux, que je développerai par la suite. Quant à la « bi-étage », son lacement a été réussi, et c’était la première fusée à deux étages française qui a connu un succès total. (Avec le troisième Tunisien qui a contribué à la conception et à l’usinage de la fameuse pièce de liaison).

Retour à Tunis

On devait rentrer déçus à Tunis, c’était fin juillet. Notre ami Jean-Claude GUIRAUDON « JCG », qui a certainement apprécié le projet à sa juste valeur, nous a dit : « Écoutez, on va la lancer à Tunis cette fusée-là. Qu’est-ce qu’il vous faut comme temps ? ». Moi, je réponds : « Il nous faut quinze jours, pour reprendre un peu la partie électronique et pour permettre à « BIBI » de finaliser son émetteur ».

On est parti sur cette base. On est rentré avec cette fusée inachevée, avec ce qu’il faut pour le lancement. Tout a été transporté dans nos valises y compris le moteur. (propergol solide) ! JCG était du voyage. Il devait assurer la coordination des autres tâches du lancement : Champ de tir, pyrotechnie, … soit toutes les fonctions CNES et ANCS.

Tout a été mobilisé à Tunis pour que ce projet se termine. Tant en ce qui concerne l’électronique, la mécanique, la rampe de lancement... On a rassemblé des jeunes et on a associé avec nous l’armée nationale ; les télécommunications ; la RTT (Radiodiffusion Télévision Tunisienne), notre employeur ; l’aviation civile ; la météorologie nationale, … bref tous ceux qui pouvaient toucher de près ou de loin aux techniques aérospatiales. Tout le monde a répondu présent.

On a développé rapidement une rampe de lancement (à la tunisienne). C’était un croquis très vite fait, que l’on a confié à un ferronnier, que nous connaissions du côté des bureaux de la RTT.

Le lancement

Le lancement devait avoir lieu la dernière semaine d’août. Tout était prêt pour cette opération se concrétise : l’aire de lancement, le champ de tir, la réception hertzienne, … Tout était prêt pour que le lancement ait lieu le 28 août, à 10h du matin, sur un terrain militaire, dans la plaine d’UTIQUE, à 30 kilomètres au Nord de Tunis.

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Le jour « j » et l’incident de dernière minute

La tente du PC avancé était réservée à l’équipe projet pour les dernières retouches de l’intégration de la pointe. L’équipement périphérique était là et bien pensé … (y compris le fer à souder). On devait assembler les dernières parties, mettre les goupilles, qui devaient tenir les deux parties de la fusée. Tout était OK … et hop …la fausse manœuvre… les jevelots ont pété … une séparation sous tente … Que faire ?

Le lancement était annoncé à 10 heures du matin. Il y avait un public extraordinaire. Je n’avais jamais pensé me retrouver dans ce rassemblement avec trois ministres, s’il vous plaît ! Dont le Ministre de l’intérieur, qui a tenu à répondre à l’invitation et assister au lancement.

Il fallait donc tout reprendre au niveau de l’intégration, et avoir le sang-froid qu’il fallait … Heureusement ; le Chef de projet a réussi à calmer et à rassurer toute l’équipe. Au final on s’en est sorti avec une heure de retard … et tout est rentré dans l’ordre … Ouf !

Et voilà, JCG qui sort du PC pour annoncer : « Effectivement, nous lançons à 10h, mais 10h GMT. » Et l’horaire de Tunis c’était GMT + 1.

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Descente vers la rampe de lancement - qui était sous le commandement de « NOEL », un coopérant français en service au club – Mise sur rampe de la pointe - Évacuation rampe - Seul JCG restait pour la mise en place de l’allumeur pyrotechnique du moteur.

Le deuxième incident

Le lancement va connaître encore un événement, puisque pour la mise à feu, on fait démarrer la chronologie, silence radio, et puis … 9, 8, 7, 6, … 0, top ! La fusée ne part pas. On court vers la rampe, là aussi la sécurité … on marche dessus …, heureusement qu’elle n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. On descend voir, on enlève l’allumeur, on refait un deuxième allumeur au pied de la rampe, on rajoute de la poudre noire, pour donner un peu plus de vigueur à l’étincelle, et c’est comme ça que la fusée est bien partie à 11h28.

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Séparation et ouverture du parachute

Pour le public, l’opération était terminée, la fusée est partie. Tout le monde applaudissait. Mais nous, on était encore inquiets, pare qu’il fallait attendre la séparation parachute.

Finalement on a entendu la fameuse séparation. Les jevelots pyrotechniques qui s’allumaient ; et les goupilles qui pétaient…

On a récupéré comme prévu, mais pas la totalité de la fusée, seulement la pointe utile. La carcasse du moteur, avec la case parachute, devaient être largués et descendre en chute libre.

La chance était avec nous

Cette fois-ci, on a été vraiment chanceux. Si on avait connu des malheurs auparavant, on va connaître des bonheurs. La carcasse du moteur est bien descendue en chute libre, dans un champ de coton, à deux mètres d’une bonne dame au travail ... ! Des gens sont venus nous chercher en nous disant : « Vous avez perdu quelque chose qui est tombée à côté de nous… »

Et nous ! ... Vous vous rendez compte ? ! Un machin comme ça, qui descend de 1500 mètres à côté d’une dame. Cela aurait pu être catastrophique. Mais, bon. On était tous contents.

Mais voilà que Jean-Claude, toujours égal à lui-même, qui arrive pour nous dire : « Non, non, ne vous inquiétez pas » (parce que les gens avaient eu peur). « Et si cet engin était tombé sur le gourbi d’à côté ? » _ « Non, non, tout a été calculé pour que cela tombe à cet endroit ! »

Cette fois-ci La chance était vraiment avec nous, pour ne pas vivre un drame.

Après le repli, on est rentré au club. C’était notre premier projet réussi.

La suite, a été une campagne de presse, un rapport de campagne, que l’on ne retrouve plus d’ailleurs. Je ne sais pas où il est, aucun exemplaire ne reste de ce rapport-là jusqu’à maintenant [3]. Je dois l’avoir dans les caisses que j’ai oubliées. Mais c’était un rapport d’une très haute qualité, qui a été monnayé par la suite, comme il se doit, pour avoir le soutien du gouvernement tunisien par la suite. Le soutien, principalement financier, ne tarda pas à venir. Il était de très haut niveau. Les caisses se replissèrent, au grand bonheur de FEKIH.

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La conférence de presse

Abdelhamid FEKIH, notre plus grand, qui savait nager dans les hautes sphères de l’état, tenait à ce que l’opération se termine avec une conférence de Presse. Il arriva à la convoquer pour le 01 septembre 1970.

Trois étaient au podium : Abdelhamid FEKIH, Jean-Claude GUIRAUDON, Béji SANSA.
« MORJANE 701 » était, elle, en vedette. Elle fonctionnait. « Signaux de la télémesure sur oscilloscope Tektronix ».

C’est à cette conférence qu’il a été annoncé qu’une fusée à deux étages sera lancée l’année prochaine 1971.

La suite – La deuxième année - 1971

La deuxième année, on a refait l’expérience. C’est-à-dire qu’on a envoyé des jeunes Tunisiens (dont Mohamed Noureddine DHOUIB et Ali MENSI) à La Courtine pour participer au « camp aérospatial » de l’ANCS. Ils devaient développer une pointe bi-étage et rentrer avec. Chose faite.

L’épopée se poursuivra pendant plus de 20 ans, et ce, après la création de l’AJST en 1974.

La campagne de lancement de la deuxième année, a été d’une très grande dimension avec de la vidéo, de la télévision, un car de reportage, l’armée nationale en puissance avec hélicoptère, … c’était fantastique. Il y avait des ministres bien sûr.

Là, on avait repris la première fusée, Morjane 701. (701, pour l’année 1970 et fusée N°1). Pour l’année suivante 1971, la fusée MORJANE devait avoir le numéro 712, (N°2 de la série) Et une fusée bi-étage, qui a été aussi développée et lancée lors de cette campagne de 1971.

Pour cette bi-étage, IBN FARHASSE 711, la mise à feu du deuxième étage a bien réussi, mais c’est la séparation parachute du deuxième étage qui n’a pas fonctionné.
Alors que pour la première pointe, MORJANE 712, vu le drame qu’on aurait pu connaître avec la chute libre de la carcasse moteur à Utique, on devait également récupérer cette partie-là. C’est ainsi que pour cette fusée [4], il y a eu une récupération totale. Les deux parties ont été récupérées : la première avec un parachute propre et la deuxième avec un parachute propre. Dans la partie inférieure (du moteur) nous avons rajouté de l’électronique qui préparait un peu les mesures météorologiques. L’émission était dans la bande des vingt-sept mégahertz, avec une antenne qui suivait les fils du parachute. Trois expériences physiques sont commandées par un commutateur rotatif, électronique bien sûr, qui faisait passer les informations l’une derrière l’autre, dans une séquence répétitive bien définie.

Une télémesure (tlm) innovante pour les « Morjane »

L’électronique qui était dans les fusées « Morjane » était développée en s’inspirant des techniques aérospatiales du CNES. Comment ça ?

Quand on a été à la Courtine l’année dernière, et que je développais l’électronique, j’avais à côté de moi un professionnel du CNES, qui lui, s’occupait de l’émission-réception du camp. J’avais donc vu leur système de transmission de données, qu’ils utilisaient dans les fusées sondes pour mesurer les paramètres de la fusée. C’était un système de transmission de données séquentiel, qui envoyait les signaux dans des voies qui se suivaient et se répétaient selon des cycles bien définis dans le temps. Il m’a signalé une similitude avec le système d’analyse et de balayage TV. (Lignes utiles - Suppressions lignes - Trames - Repères trames …), mon domaine d’activité.

Il fallait donc pondre un système, définir un cycle dans le temps, le découper en plusieurs canaux, dans lesquels on enverrait les mesures. Il suffisait alors de développer un commutateur électronique qui passerait les informations l’une derrière l’autre, espacées dans le temps et à répétition, d’une façon séquentielle. C’est ce qui a été développé. C’est ce qui a été retenu comme « clou » du projet. Le reste étant de la mécanique de séparation, du calcul de temporisation, etc.

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1970 et 1971 étaient donc deux années bien réussies. Années à grand succès.

Ensuite, il y a eu un arrêt, 1972-1973, parce que l’Association des Ingénieurs et Techniciens Tunisiens (AITT), du moment devait connaître un « tremblement de terre ». Il y a eu une Assemblée générale qui a effacé l’AITT, pour sortir avec une structure nouvelle, l’Union Nationale des Ingénieurs Tunisiens (UNIT). C’est comme si on ne voulait plus des Techniciens. On a donc écarté les Techniciens en leur disant : « Vous pouvez aller créer une autre association propre à vous, et nous, on devient des ingénieurs purs et durs ».

FEKIH se trouva en minorité dans cette Assemblée générale, certains torpilleurs de cette Assemblée ont même dénigré ce qui a été réalisé comme projets par Jeunes Science, plus particulièrement en matière d’espace.

Si vous voulez qu’on revienne aux autres secteurs, comme les sciences de la nature, la chimie, etc., parce qu’il y a eu d’autres projets aussi, qui ont eu droit de citer aussi dans des journaux. Mais, pour terminer avec ça, disons que 1972-1973, c’est du blanc.

Création de l’Association jeunes science Tunisie « AJST »

En 1974, création de l’Association Jeunes Science de Tunisie. Comment ?

FEKIH, énervé et frustré par l’Assemblée générale et se trouvant en minorité, a dit : « Bon, je vais prendre le Mouvement Jeunes Science, en faire une Association Jeunes Science, et la faire sortir de l’espace des ingénieurs. Elle sera une association scientifique au sens large et aux dimensions nationales. »

Jean-Claude GUIRAUDON : Merci Béji, pour cette première interview. On clôt cette première séance que nous reprendrons, et puis maintenant bonne soirée. Merci !

Béji SANSA : C’est moi qui vous remercie.

notes bas page

[1À cette époque, Béji SANSA, jeune ingénieur électronicien en audiovisuel, avait la charge du Centre de formation de la RTT. Il disposait des laboratoires de ce Centre. Laboratoires et composants qui ont été mis à la disposition des expériences en question.

[2Mouvement Jeunes Science de Tunisie (MJST), créé en 1959 à l’initiative d’un groupe d’intellectuels (Mohammed Ali ANNABI ; Abdelhamid FEKIH ; Sadok BEN JOMAA ; Roger BISMUTH ; Ahmed AZZOUZ ; Habib ZEGHOUNDA ; …), qui avaient constaté l’absence d’activités scientifiques et techniques parmi les associations et les organisations existantes, qu’elles soient sportives, culturelles, ou autres. Ce fut d’abord un Club Scientifique à Tunis, ouvert aux jeunes et disposant d’équipements, d’outils et de composants dont la manipulation leur permettait de développer leurs connaissances. Ce Club connut très rapidement un grand succès et trouva un soutien auprès des hautes instances de l’État. Le Président de la République lui accorda son Haut Patronage. Le 1er novembre1967, Ahmed NOUREDDINE, secrétaire d’État aux Travaux publics et de l’Habitat, inaugure, au nom du président BOURGUIBA, le club laboratoire de Jeunes Science de Tunis. À cette époque, Abdelhamid FEKIH, présidait, et était secrétaire général de l’Association des Ingénieurs et Techniciens Tunisiens, dont le mouvement Jeunes Science de Tunisie était une annexe. En 1973, le soutien du Ministère de la culture et du Comité culturel national suscite la création d’autres clubs scientifiques dans les régions. Un an après fut créée l’Association Jeunes Science de Tunisie (AJST) pour promouvoir les sciences et les technologies et leur diffusion auprès des Jeunes.

[3Un exemplaire de ce rapport a été jalousement conservé par Pierre LE ROY. Il me l’a remis, le 27 janvier 2017, à l’occasion d’une mission à Paris.

[4À ce propos, il serait intéressant d’avoir les témoignages de Francis GÉRARD, Michel COMBIER et Pierre LEROY

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