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Louis-René des Forêts, signataire du "Manifeste des 121"

« Je me tais parce que je suis épuisé par tant d’excès : ces mots, ces mots sans vie qui semblent perdre jusqu’au sens de leur son éteint » Louis-René des Forêts.

Secret et ténébreux, Louis-René ? Sans doute. Et « obstiné ». Bien sûr. Mais son rire, vous connaissez ?Maurice Nadeau

Bref résumés biographique et bibliographie relatifs à Louis-René des Forêts, par Taos Aït Si slimane. Texte initialement édité sur le blog Tinhinane, le mercredi 24 août 2005 à 20 h 29.

Louis-René des Forêts est décédé, emporté par une pneumonie foudroyante, le samedi 30 décembre 2000 à son domicile de Paris. Il est enterré près de sa fille, à Neuilly, dans l’Eure. Né à Paris en 1918, il est le troisième enfant de René des Forêts et d’Edmée du Petit-Thouard (décédée en 1936), il passe sa première enfance tantôt à Paris, tantôt dans la maison familiale située dans le Berry. Il épouse, en 1946, Janine Carré et a deux enfants : un fils, Guillaume né en 1947 et une fille, Elisabeth née en 1951, décédée, accidentellement, en 1965 (deuil dont Ostinato sera, entre autres, la chambre d’écho).

Pensionnaire, en 1927, dans une école privée en lisière de la forêt de Fontainebleau, puis en Bretagne dans un collège religieux qui prépare à la Marine, il poursuit, de 1932 à 1934, sa scolarité secondaire à Bourges, dans un collège diocésien à Saint-Brieuc, puis des études de droit et de sciences politiques (1936-1938) tout en faisant paraître des chroniques musicales et littéraires. A la fin des années trente, il fait la connaissance de Jean de Frotté, qui le met en relation avec Patrice de La Tour du Pin, Michel du Boisberranger et le diplomate Jean Chauvel. Il séjournera chez ce dernier alors ambassadeur de France à Londres en 1959 et plus tard chez Sonia Orwell avec laquelle Janine et lui entretiennent des rapports d’amitié.

Mobilisé, en 1939, dans le 163ème régiment d’artillerie et forteresse à Metz où il fait ses classe, puis sur la ligne Maginot, et lors de l’offensive allemande en mai 1940, dans les Ardennes et en Belgique. Il assiste à la débâcle qui le conduit, par étapes, jusqu’en Dordogne où, démobilisé au bout de trois mois, il regagne la maison familiale dans le Berry en 1940. Il s’engagera dans la Résistance et connaît de nombreux deuils : mort de son père en 40, de Jean de Frotté fusillé, à 26 ans, par les nazis et de son frère aîné, Gérard tué au combat devant Belfort, en 44, après avoir franchi clandestinement la frontière franco-espagnole pour rejoindre les Forces françaises libres et participer comme officier à la campagne d’Italie, puis au débarquement en Provence.

Ses débuts littéraires datent de la période de l’Occupation. Il écrit « Les Mendiants », publié par Gallimard, et se lie d’amitié avec Raymond Queneau. Dès la publication de son premier livre, des auteurs consacrés : Camus, Bataille, Blanchot, Queneau,… reconnaissent en lui un éclaireur, un futur classique promis aux plus hautes destinées littéraires. Il sera suivi en 1946 du « Bavard » saluée par Georges Bataille et Maurice Blanchot lui avait consacré un texte critique qui fait référence. A cette période Louis René des Forêts qui a découvert adolescent Rimbaud, Shakespeare, l’« Ulysse »(1) de James Joyce, Faulkner, lit « l’Expérience intérieure », de Georges Bataille, qu’il rencontrera peu après grâce à Albert Camus.

Il passe un an (1944 -1945) à Paris comme conseiller littéraire chez le jeune éditeur Robert Laffont puis se retire en province. Il publie dans quelques revues : L’Arbalète, Les Lettres nouvelles, La Nouvelle Revue française. En 1953, il revient vivre à Paris et participe chez Gallimard (dont il sera membre du comité de lecture de 1966 à 1983) à la conception de « L’Encyclopédie de la Pléiade », avec Raymond Queneau. Il se lie d’amitié avec Michel Gallimard, Robert Antelme, Georges Bataille, Michel Leiris et Maurice Blanchot.

Il fonde, en 1954, le Comité contre la guerre d’Algérie, avec Dionys Mascolo, Edgar Morin et Robert Antelme.

Pour Louis-René des Forêts, l’année 1960 est marquée par un retour à l’écriture et l’obtention du prix des critiques pour « La Chambre des enfants » ; un entretien dans « Tel Quel » « La littérature aujourd’hui », repris en 1985 sous le titre « Voies et détours de la fiction » et en septembre la publication du « Manifeste des 121 » dont il est un des signataires. Il fonde, avec Michel Camus(2) la revue « Lettre Ouverte ». Après quatre numéros, un différent avec le mécène de la revue met fin à l’aventure en 1962.

L.-R. des Forêts participe (1961-1964) au projet de « Revue Internationale ». Le dossier préparatoire en sera publié par « Lignes » (n°11, Paris, Librairie Séguier). Et, en 1965, il publie, rarement, dans « l’Arbalète », « Les Lettres nouvelles », « La Nouvelle Revue Française ». En 1966, il entre au comité de lecture de Gallimard, où il restera jusqu’en 1983. Cette même année, il découvre G.M. Hopkins dont il traduit un choix de lettres (publié en 1976). En 1967, il fonde la revue « L’Ephémère », avec Yves Bonnefoy(3), André du Bouchet, Paul Celan, Jacques Dupuis, Michel Leiris et Gaétan Picon. Il participe au congrès culturel de la Havane, se lie d’amitié avec Joyce Mansour et rencontre plus fréquemment Michel Leiris. Il fait également paraître au Mercure de France « Les Mégères de la mer ». Chez le même éditeur paraîtra en 1997 « Ostinato », (basso ostinato désignait à la Renaissance un motif musical répété inlassablement), autobiographie fragmentée, réminiscences mises en formes, disséminés dans des revues, complétés d’inédits, dont la rédaction avait été entreprise dès 1975. La « NRF », « L’Ire des vents », « Art Press », « La Quinzaine littéraire » et « Le Cahier du refuge » avaient donné successivement, entre 1984 et 1994, des extraits et ébauches. Une première partie évoque l’enfance, le pensionnat, la jeunesse. La seconde, plus réflexive, se nourrit de tout ce qui vient « après » : la guerre, le deuil, le travail de l’écrivain, la vieillesse…

Dans la décennie 1968-78, Louis René des forêts se consacrer à la peinture. Il expose ses encres de Chine à Ancy-le-Franc en 1971 et ses dessins et tableaux au Centre Georges Pompidou en 1978. Il cesse la peinture lorsqu’il s’atèle à « Ostinato », d’abord appelé « Légendes », un texte originellement destiné à accompagner un ensemble d’études prévu par les Editions Granit.

Plusieurs prix lui seront remis : il reçoit à Bruxelles le Prix Maeterlinck (1988), le grand prix national des lettres pour l’ensemble de son œuvre (1991) puis le prix Valery-Larbaud en 1997. Il participe à la manifestation « . Regard sur L.-R. des Forêts. » de Rezé en 1988, au colloque « . Autour de L.-R. des Forêts. », organisé par J.-B. Puech et D. Rabaté à l’École normale supérieure, à Paris en 1989, au Festival de Poésie de Tarascon en 1990, à l’hommage que lui consacre le Festival d’Avignon en 1993 (représentation du « Bavard » interprété par Charles Berling). Deux émissions de télévision lui sont consacrées : pour l’émission de la Sept « Océaniques FR3 », entretien filmé avec Jean-Benoît Puech, par Benoît Jacquot en mars 1988 ; dans la série « Un siècle d’écrivains », film de Michel Dumoulin (France 3, mars 1997).

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- (1) Ulysse qu’il s’est procuré, adolescent, auprès de l’éditeur, Adrienne Monnier, celle-ci chargeant aussitôt un homme à ses côtés de couvrir de papier cristal le précieux volume. Un peu plus tard, devant l’enthousiasme de son lecteur, elle lui confiera que l’homme qui avait recouvert le livre, son livre, n’était autre que Joyce. L.-R. des Forêts gardera dans sa bibliothèque ce volume sacré et ne se résignera qu’au seuil de sa vie à se défaire du papier cristal désormais en lambeaux.

- (2) Michel Camus : « J’ai choisi de me limiter à un témoignage sur l’homme. Un témoignage forcément incomplet puisqu’il repose sur des souvenirs qui remontent à la conception au printemps 1960 de la revue « Lettre Ouverte » : titre qui m’avait été inspiré par le concept de « l’oeuvre ouverte » d’Umberto Eco de qui nous publierons un article sur les « Novissimi » en 1961. À l’époque, j’écrivais sous le pseudonyme de Michel Fougères. Le poète Raymond Girard (romancier aujourd’hui), devenu pratiquement co-fondateur de la revue avec moi, m’avait présenté le critique d’art Julien Alvard. Ce dernier m’avait conseillé de prendre contact avec Guy Dupré, l’auteur très remarqué d’un premier roman : « Les Fiancées sont froides ». J’avais été chez Gallimard convaincre Louis-René des Forêts de se joindre à nous. La première réunion du comité de rédaction eut lieu sans Stéphane Lupasco qui fut introduit par Julien Alvard pendant la mise en oeuvre du N°1 qui finit par paraître en décembre 1960, le nom de Stéphane Lupasco étant inclus dans le comité de rédaction. Nous publiâmes dans le n°1 un texte de lui ici et là impénétrable pour nous : « L’axiome du choix », « le principe de Pauli » et « le phénomène vital ».

Nous étions fascinés par la personnalité de Stéphane Lupasco, par son ouverture d’esprit, l’audace de sa pensée trialogique, son intérêt passionné pour l’art, sa générosité intellectuelle à l’égard des jeunes gens incompétents que nous étions par rapport à ses connaissances scientifiques. À l’exception de ses ouvrages chez « Vrin » de 1935, j’ai acquis à l’époque ses livres disponibles. « Logique et contradiction » fut pour moi une révélation et une fête de l’esprit. Stéphane Lupasco m’avait offert « Les trois matières » qui venait de paraître chez Julliard et qui résumait l’ensemble de ses recherches. J’ai gardé l’article de Claude Mauriac qui saluait « le livre le plus prodigieux, le plus passionnant, peut-être le plus important que l’on ait lu depuis des années ». Claude Mauriac avait « l’impression de découvrir le « Discours de la Méthode » de notre temps ». La présence de Stéphane Lupasco créa un clivage au sein de notre petit groupe : d’un côté Julien Alvard, Raymond Girard et moi qui absorbions comme des éponges les propos vertigineux de notre ami Stéphane et, de l’autre, les littéraires purs et durs : Albert-Marie Schmidt, Guy Dupré et Louis-René des Forêts. Lorsqu’il découvrit Stéphane Lupasco dans la revue, Louis-René des Forêts donna sa démission. Il ne pouvait admettre la présence d’un philosophe des sciences aussi inaccessible dans une revue poétique et littéraire. À sa décharge, il faut dire qu’il n’avait pas rencontré Lupasco et n’avait donc pu découvrir que l’épistémologue était aussi un visionnaire et, au fond, un poète. L’esprit transdisciplinaire n’était pas encore dans l’air du temps. »

- (3) En 1985, Louis-René des Forêts voyage aux Etats-Unis avec Janine : New York, Nouvelle-Angleterre (où Lucie et Yves Bonnefoy les reçoivent à Williamstown), Californie.

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Bibliographie de Louis-René des Forêts

- Les Mendiants, roman, Ed. Gallimard, 1943, Rééd. Gallimard, 1986 et Coll. L’Imaginaire, 1995, 377 p., ISBN : 2070742385. Adapté au cinéma par Benoît Jacquot.

- Le Bavard, récit, Préface de Maurice Blanchot, Ed. Gallimard Coll. L’Imaginaire n°32, 1946, remanié lors d’une nouvelle édition en 1963 puis Réed. Gallimard Coll. L’Imaginaire, 1978, ISBN : 2070285707. Dominique Viart, dans son ouvrage le « Roman français du XXe siècle », écrit à propos du « Bavard » : « Des Forêts, s’inquiète sans cesse du langage et de sa fausseté, des déformations qu’il impose à nos pensées, à supposer que ces pensées elles-mêmes ne soient pas déjà susceptibles de renversement et de suspicion ».

- La Chambre des enfants, récits, 1948, Ed. Gallimard, Rééd. Livre de poche 10/18, 1960, 283p., ISBN : B0000DL45L. Rééd. Gallimard Coll. L’Imaginaire, 1983, ISBN : 2070265544. Rééd. Fata Morgana, 1985.

- Les Mégères de la mer, poème, Ed. Mercure de France, 1967.

- Voies et détours de la fiction, Ed. Seuil, 1969. Rééd. Ed. Fata Morgana, 1985.

- Voies et détours de la fiction, essai, Ed. Fata Morgana, 1985, 46 p., ISBN : 2851941836.

- Un malade en forêt, Éd. Fata Morgana, 1985, 105 p., ISBN : 2851940317.

- Poèmes de Samuel Wood, Ed. L’Ire des vents, 1986. Rééd. Fata Morgana, 1988., 44 p., ISBN : 2851941844.

- Le Malheur au Lido, récit, en hommage à son ami Pierre Klossowski, Ed. Fata Morgana, 1987, 50 p., ISBN : 2851940309.

- Face à l’immémorable, fragments, Ed. Fata Morgana, 1996, 45 p., ISBN : 2851940791.

- Ostinato, fragments autobiographiques, Ed. Mercure de France, 1997, 240p. Réed. Gallimard Coll. L’Imaginaire, 231p., 2000, 115p., ISBN : 2070758370. Dans un autre entretien paru dans le Monde lors de la sortie d’Ostinato, L.-R. des Forêts explique son souci du rythme dans l’écriture : Je me fie à mon oreille, chose que Rimbaud entre tous m’aura apprise.

A propos d’Ostinato, Maurice Nadeau écrit dans Journal en public (page 12 et 13) :Avant de partir, j’avais commencé de lire Ostinato, le livre de Louis-René Des Forêts en chantier depuis vingt-cinq ans. Libération et le Monde des livres en ont fait la semaine dernière leur « ouverture ». Excellents articles de Gaudemar dans l’un, de Kéchichian dans l’autre, admiratifs mais prudents et préférant laisser la parole à l’auteur sous forme, ici et là, d’entretiens. Des entretiens ou des Forêts redit ce qu’il dit dans son livre, mais en plus rapide et à la fois à la porté du lecteur pressé.

Les 50 premières pages d’Ostinato m’avaient à ce point bouleversé, me transportant dans dessouvenirs d’enfance que je faisais miens, illuminations d’instants portés à l’incondescence par une écriture d’une efficace beauté, que je décidai de ne pas emporter Ostinato en week-end. Je ne voulais pas le galvauder, le traiter en ouvrage ordinaire, ce n’était plus de « lecture » seulement qu’il était question. Certains de ces textes, je les avais lus autrefois, dans des revues, des plaquettes, par quel tour de magie sautaient-ils maintenant de la page dans mes souvenirs ?

Ostinato, je l’ai repris au retour. Toujours ces illuminations dans les souvenirs de guerre (je pense aux « épiphanies » joyciennes), dans la déception, stupéfiée et amère de l’après-libération, et ce goût de la métaphore qui se meut entre ciel et terre, dans les territoires de l’enfance. Le deuil immense qui a frappé des Forêts et sa compagne, comment l’auteur s’en remettrait-il dès lors que l’homme de chair et de vie en porte la marque crucifiante ? L’homme et l’auteur, faisant mentir l’autre rêveur endurci qui s’en est pris à Sainte-Beuve, se confondant ici et ne font qu’un, appelant le lecteur à former un trio d’un seul tenant, et c’est bien en quoi Ostinato s’écrit hors de tout discours, fût-ce le discours autobiographiques. Sur tous les modes, du grave à l’aigu, du confiant au désespéré, de l’à quoi bon ? à l’élan pour repartir dans la fabuleuse aventure d’un langage qui permet de rebondir. Des Forêts, hanté par la mort qu’il veut voir proche, s’arc-boute dans des ruminations sans fin sur « l’échec » d’un ouvrage de littérature. Ce qu’il redoute est désire à la fois où tous les mots étant heureusement abolis, le silence même perd sa nature et son nom.

- Pas à pas jusqu’au dernier, récit posthume composé de fragments réunis et révisés par l’auteur peu avant sa mort, Éd. Mercure de France, 2001, 77 p., ISBN : 2715222955.

- Strawinsky et Webern au Domaine musical, Ed. William Blake And Co, 2003, 12 p., ISBN : 2841031225.

Principaux livres ou articles sur Louis-René des Forêts

- La parole vaine, Maurice Blanchot, postface au Bavard dans l’édition UGE « 10-18 » de 1963, repris in L’Amitié, Gallimard, 1971.

- Les pouvoirs de la voix/em>, in L’Expérience romanesque, Bernard Pingaud, Ed. Gallimard Coll. Idées, 1983.

- L.-R. des Forêts : l’inabordable question, Serge Canadas, Critique, n°442, Ed. Minuit, 1984.

- L.-R. des Forêts et le tourment de la parole souveraine , Max Loreau, Poésie, n°29, Ed. Belin, 1984.

- Le vœu de silence, essai sur Louis René des Forêts, Pascal Quignard, Ed. Fata Morgana, 1985, 72 p., ISBN : 2851940899. Première parution dans la revue Granit en 1980.

- L.-R des Forêts ou le malaise de la question, Edmond Jabes, in Le livre des marges, Livres de poches, 1987.

- Une écriture de notre temps, Yves Bonnefoy, in La Vérité de la parole, Ed. Mercure de France, 1988.

- Sur L.-R des forêts, in Accompagnements, Richard Millet, Ed. P.OL., 1991.

- La parole mystique est un prétexte, Antony Wall, Poétique, N°88, Ed. Seuil, 1991.

- Louis-René des Forêts, la voix et le volume, Dominique Raate, Ed. Corti Coll. Les essais, 1991, 264p., ISBN : 2714307655.

- Une voix venue d’ailleurs, sur le poème de Louis-René des Forêts, Maurice Blanchot, Ulysse fin de siècle, 1992 ; 2003, 43p., ASIN : 2908007290

- Le mystère Molieri, Yannick Haenel, recueil n°26 , Ed. Champ vallon, 1993.

- Louis-René des Forêts, Yannick Naughton, Ed. Rodopi, 1993.

- Louis-René des Forêts, Jean Roudaut, Ed. Seuil Coll. Les Contemporains, 1995.

- Encore un peu de neige, Jean Roudaut, Ed. Mercure de France, 1996.

- Ostinato, de L.-R. des Forêts : une version inachevable, Paul Garapon, Ed. Esprit, 1997.

- Description d’un combat, Vincent Vedrenne, Nouveau Recueil N°43, Ed. Champ vallon, 1997.

- Louis-René des Forêts, l’impossible silence : relecture critique d’une interprétation mythique (1960-1998), Marc Comina, Ed. Champ vallon, 1998.