Fabrique de sens
 
Accueil > Plumes et claviers d’amis > Paroles d’une étoile du désert

Paroles d’une étoile du désert

Lettre de NB, 17 ans, une semaine après avoir passé son baccalauréat en l’Algérie. Je voulais recueillir son avis sur l’école algérienne, le programme scolaire, ses relations avec ses camarades, ses enseignants, en un mot lui donner la parole et l’écouter attentivement. Ci-dessous sa réponse, copiée-collée, telle que je l’ai reçue par courriel.

NB a eu son bac avec mention et s’apprête à commencer son apprentissage de la médecine.

Tu demandes que je t’écrive une dissertation, mais ce terme a des échos très scolaires pour moi, et si je veux y résumer mon « parcours », je serais guidée et dirigée par des règles qui ne me permettront, sûrement pas, de tout écrire.

Je suis un peu perdue, et je ne sais vraiment pas par où commencer !

Je me rappelle qu’avant d’entrer au lycée en première année, j’avais dit aux parents que je n’aurai pas d’amis, que je resterai seule quoiqu’il arrive, j’avais été traumatisé par l’expérience de ceux qui avaient été victimes de « faux cools », comme les appelle Shahrazade. Seulement je ne me doutais pas qu’avec les « amis » il y aurait aussi les professeurs, ceux qui travaillent dans la direction, les gens que tu rencontres sur le chemin du retour, que mon parcours serait en quelques sortes celui du combattant.

Cependant, en entrant au lycée, je me suis très vite intégrée, et je suis entrée dans un groupe de garçons, je m’étais sans doute dit que comme c’étaient des garçons, ça m’éloignerait des problèmes de filles, ce qui finit par se confirmer après. Concernant les filles, ça n’a pas raté, beaucoup ont essayé de m’atteindre, mais je m’étais tellement endurcie le cœur que je pouvais me fâcher avec l’une d’elles, ou avec n’importe qui d’ailleurs, sans que ça ne se répercute sur mon humeur ou mon moral, ça ne me faisait ni chaud ni froid.

Les professeurs, c’est une autre histoire. En première année, j’ai eu droit à un professeur de mathématiques, - elle avait été au lycée avec une de mes cousines et a vécu le règne de Tata X-, qui, lorsque je posais une question, m’ignorait totalement. Elle faisait comme si je n’existais pas en classe. Ça a été un coup dur. J’ai haï les mathématiques, alors que c’était une de mes matières préférées. Je me suis mise à penser que j’avais sûrement fait quelque chose, jusqu’à ce que je comprenne que l’enjeu était en quelques sortes « politique » avec la nouvelle directrice qui venait d’arriver, et ma tante qui venait de partir, et qu’on m’avait placée dans un camp précis sans me demander mon avis, je devais en payer les conséquences. Cette agressivité s’est manifestée lors de ce fameux changement et jamais avant. Ce jour là, j’avais compris que je devais me durcir le cœur contre les professeurs aussi.

Ma deuxième année fut pire encore, j’avais des sursis cependant : le sport et la musique. La musique fût une de mes plus grandes échappatoires. J’ai commencé à prendre des cours de violon avec mon professeur de musique du lycée et des élèves déjà « musicos » ou encore débutants comme je l’étais. Je pouvais enfin partager quelque chose de grandiose. Les bouquins aussi ont été salvateurs pour moi : que ce soit des romans de Zola, de Maupassant, ou des livres d’heroic fantasy comme Tolkien, de la poésie comme celle de Baudelaire, de Rimbaud.., ou enfin et surtout des livres philosophiques et plus spécialement Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche. Dans les œuvres précédentes, je puisais le rêve, je m’échappais vers d’autres endroits, d’autres dimensions, d’autres époques, ça représentait des voyages oniriques pour moi. Mais dans Ainsi parlait Zarathoustra je puisais la force de faire face à toutes les péripéties qui embûchaient ma route vers, ce que je voulais être mon nouveau but, le surhomme.

Le harcèlement dehors dans la rue était assez rude aussi. On entend de tout ! Mais j’ai appris à être aveugle tout en regardant, à être sourde en entendant, et à être totalement muette. Dés que je me mettais en route pour revenir du lycée, mon visage se déformait, j’affichais une moue agacée pour qu’on me laisse tranquille. Ça ne suffisait pas toujours pourtant.

J’ai essayé de résumer mes deux premières années du lycée, car on ne peut comprendre ma terminale sans avoir un aperçu d’elles.


Le tour de ma dernière année est arrivé. En ce qui concerne le programme scolaire, il est surchargé, beaucoup de cours à faire en un court laps de temps. J’ai eu la chance d’avoir un excellent professeur de mathématiques en terminale, ça m’a redonnée de l’intérêt envers sa matière. J’en faisais au début jusqu’à une heure du matin et je délaissais les autres matières. Le programme de mathématiques est très intéressant à mon avis, il est varié mais en même temps tout est relié, dans un seul problème on peut trouver tous les chapitres de mathématiques.

En ce qui concerne la physique chimie, le programme est trop surchargé, on n’a d’ailleurs pas fini les deux derniers chapitres, c’est-à-dire qu’on en a fait 6 sur 8.

Pour les SVT le programme est très intéressant, mais encore une fois trop long. J’ai trouvé que la biologie était très intéressante. On étudie l’ADN, les protéines, la communication nerveuse. Pour ce qui concerne la géologie, chaque cours se répète, ce sont les mêmes choses leçon après leçon et la façon dont elles sont représentées lasse vite…

La philosophie n’était pas vraiment comme je l’attendais, certains cours comme : la différence entre le problème et la problématique, ne m’ont pas intéressée, par contre d’autres, comme la vérité ou les sciences humaines m’ont beaucoup plus attirée. Aussi intéressante soit elle, la philosophie a été bâclée en cours. On l’a tous ressenti, sans doute croyait-on que les élèves ne seraient pas à la hauteur, puisqu’on se moquait sans cesse de nos vaines tentatives de répondre à certaines questions, de façon très ironique afin que ça passe inaperçu.

En ce qui concerne le français et l’anglais, on fait ce que les élèves français font en 6ème, rajoutant à ça des professeurs qui nous disent en lisant un texte et en séparant « naturelle » en : « na » et « turelle », que « turelle » veut dire une autoroute, je passe les erreurs de conjugaison et d’orthographe au tableau…

En ce qui concerne l’arabe, en terminale, on nous disait sans cesse qu’on n’arriverait jamais à avoir une bonne note parce qu’on était mauvais. Sur les trois classes de scientifiques, notre professeur répétait sans cesse ces phrases : « personne n’a eu la moyenne, vous n’êtes pas bons »... On se disait qu’il y aurait bien un élève sur 90 qui serait bon, mais pas du tout, on était tous mauvais, sans exception. Il faut avouer que c’était « très encourageant » d’entendre ça après chaque devoir ou chaque composition. Cependant j’ai trouvé le programme assez intéressant, textes différents sans pourtant trop s’éloigner du contexte géographique, ce qui est dommage. On avait des poètes palestiniens, libanais, des auteurs algériens, des pièces de théâtres irakiennes.

Et bien sûr on avait l’éducation islamique. L’éducation islamique et en examen au bac, s’il vous plaît ! Des cours qui ne peuvent même pas nous servir dans notre vie de tous les jours en tant que lycéens, des cours comme l’héritage : combien peut hériter un oncle lointain si jamais le fils de la femme meurt mais qui en même temps n’est pas le fils du père…, je ne m’y attarde pas, car ça ne fait que m’exaspérer plus.

L’environnement dans lequel on étudie est très hostile, c’est chacun pour soi .Je n’avais pas compris les règles du jeu, mais j’ai très vite dû m’y faire et adopter certaines « stratégies ». Ce que j’ai vécu en première et deuxième année m’a aidé à vite déchiffrer les mensonges. Par exemple, quand un élève fait des cours supplémentaires, il te dira pas qu’il n’en fait pas, pour que tu ne lui demandes pas chez qui, mais il te pose la question à toi, pour savoir si tu en fais, où à quelle heure. Autre exemple, quand un professeur donne des fiches de révision à un élève dans la cour, ou en dehors de la classe, pour les distribuer aux autres, il ne le fera pas, il les gardera pour lui. C’est désolant. On a l’impression que c’est une guerre, il faut toujours être sur ses gardes.

Certains professeurs ou surveillants ne facilitent pas la tâche, ils découragent l’élève, le blessent, ils lui coupent les ailes.

Pour ce qui est de l’extérieur de lycée, maman a décidé de venir me chercher, donc je n’étais pas trop exposée aux problèmes que j’avais connus précédemment. Tout est fait de sorte que tu ne te considères plus comme un être vivant ni comme un futur citoyen. Non seulement on ne t’y prépare pas, mais en plus, on fait tout pour que tu perdes ta confiance en toi, on te rabaisse et on fait en sortes que ça soit en public pour ajouter encore plus d’intensité à leur quête vers la destruction de l’individu. Je dirais même que ce n’est pas seulement au niveau du lycée, mais aussi plus haut niveau. Un jour on décide d’enlever des cours du programme, l’autre d’en rajouter, alors que les enfants de ces « hauts placés » ne sont pas dans nos lycées publiques, bien sûr. Même les professeurs nous répétaient que l’enjeu était politique en parlant du bac.

Quand je dis les professeurs il peut y avoir une exception, je l’ai connue moi, en la personne de mon professeur de mathématiques. Ça m’a aidé à tenir parce que j’avais l’impression qu’en fait tout n’était peut être pas pourri et que pour m’en sortir je devais m’accrocher même à la plus petite lueur d’espoir.

La majorité des élèves ne se rendaient pas compte, au début, de tout ce que ces « politiques » faisaient et approuvaient même chaque mot putride qui sortait d’eux. On m’a souvent dit que je n’aimais pas mon pays, juste parce que je critiquais ce que notre cher ministre de l’éducation et ses acolytes débitaient dans les infos. Je ne pouvais donc pas parler à n’importe de qui de n’importe quoi non plus, puisqu’on suivait béatement ce qui se disait sans chercher à comprendre ou à exposer à la critique. Je ne pouvais parler politique et avoir un avis qu’à la maison. On ne cherche pas à former l’élève à être citoyen, au contraire on l’écrase et on fait en sorte de diriger la masse contre lui. J’étais totalement dégoûtée, et même quand je le leur disais, ils ne le comprenaient pas, à quoi ça servait alors de continuer à nourrir des débats en dehors de la maison, on avançait des choses sans en rien en savoir, comme ça. Le pire, c’est qu’ils se croyaient tout savoir. Quand je dis ils, je parle des élèves, de certains professeurs et même certains parents d’élèves.

Après le bac, j’ai l’impression que ce « déchirement », était une bénédiction. Je n’avais plus à livrer combat constamment ou du moins au niveau des deux cycles scolaires terminés. J’ai cependant un peu pleuré en ramassant mes affaires, par nostalgie de cette guerre sûrement. C’est à dire que j’en ai tellement remplie mes journées, déjouer des tours, développer ma stratégie, qu’après le bac, ça a laissé un immense vide, qui m’est retombé dessus d’un seul coup. Je n’ai pas l’impression que c’est une séparation du monde de l’enfance. J’ai dit à maman que je n’avais pas envie de grandir, le monde des adultes que j’ai vu ne m’a pas donné envie de m’y engager, car il est dénué de tout but, de toute idéologie, et de toute raison de vivre et combattre pour une idée. Mes parents sont des exemples pour moi, ils ont tenu tête à une société entière, à une décennie noire, et ils continuent malgré leur âge. Mais je ne les ai jamais mis dans le sac des adultes, parce que pour moi il n’a rien de « glorieux ».

Mes autres modèles sont Nietzsche et Che Guevara, mais il y a aussi des grands qui m’ont séduits pour certaines facettes, comme Staline, pour sa rigueur, Voltaire, pour son combat contre la société anthropomorphique et son fameux Ecrelinf (écrasons l’infâme). Ils sont tellement nombreux et chacun m’a apporté quelque chose : Nietzsche m’a appris à prendre les décisions qu’il fallait dans des moments délicats devant la société, de me délaisser de la « vertu » dans le sens que lui donne la société, pour me diriger vers « ma vertu ». Che m’a appris que rien n’est impossible, qu’une idée peut traverser les âges et les frontières, quand on s’y accroche. Beaucoup de « grands » sont morts jeunes ou ont été considérés comme des fous, il n’empêche pas qu’on parle d’eux, pour certains, plusieurs siècles après, partout. Ils ont su soulevé les questions qui déplaisaient, leur défiance à la vie pour une idée, une idéologie, un écrit, combattre l’interdit, la censure, les traîtres, aller jusqu’au bout malgré leurs maladies, leurs handicaps, leurs emprisonnements, leur condamnation.

Pour après, je souhaiterais m’orienter vers la médecine, c’est un domaine que je prends à cœur, d’abord parce qu’il est vaste, changeant, la recherche ne s’arrête jamais, on est constamment après des projets. La médecine est universelle, elle ouvre des fenêtres sur le monde et sur l’humanité, ses recherches me séduisent, ses défis me séduisent, son vocabulaire me séduit, son but me séduit. Mais je n’ai pas envie de m’arrêter à la médecine seulement, m’orienter vers un domaine scientifique précis ne doit pas exclure le reste à mon avis. Je ferais d’autres choses, si je le peux, car l’archéologie m’intéresse, mais aussi la philosophie et la littérature. Il est clair que la médecine me prendra beaucoup de temps, mais je veux aussi me consacrer à d’autres domaines et je ne veux rien négliger. Je veux pouvoir faire tout, même si ça ne se réalisera sûrement pas, j’essaierais cependant.

Messages

  • 1 15 juillet 2010, 23:59, par N

    Ca me fait drle de relire tout a aprs les rsultats,et si j’avais laiss pass encore un jour de plus je n’aurais sans doute pas tout dit..
    Merci de m’avoir accord la parole et surtout librement ;-)

    • 1 16 juillet 2010, 01:54, par Roger

      Ton message m’a beaucoup mu toile du dsert. J’en ai les larmes aux yeux.
      Flicitation toi.
      Je sais ce qu’est najmate essahra el ghalia, aussi je te souhaite un parcours aussi brillant que l’toile que tu reprsentes.
      Te serre trs, bisou
      Roger

    • 2 17 juillet 2010, 20:44, par Toufik

      Ok le boulet ! A mon avis , c’est bien plus qu’une simple dissertation ce que je viens de lire. Je crois avoir devin un ocan de tourmente derrire chaque phrase et c’est ce qui rend ce message trs touchant.

      L’toile d dsert d se jeter sur cette opportunit pour transcrire rapidement ce qu’elle avait sur le cur avant qu’on lui arrache la feuille ou "la langue" :o), comme on est si habitus ici sur le territoires des hynes.

      Tu as parl un peu pour moi aussi, tu sais ?
      Merci la personne qui a eu l’ide de t’offrir cet espace, toi et Kriens pour le lien. Je vais peut tre prendre mon courage deux mains et faire pareil , histoire de mettre noir sur blanc ce que j’ai enfuie au dedans. Je me relirai dans quelques annes pour voir l’volution
      J’adore les photos :-D
      Toufik

  • 2 17 juillet 2010, 14:35

    c mervillieux ! j’aodr c tres touchan aussi ,pk j’ai pas de tante qui me fass la mme chose :’( !!

  • 3 17 juillet 2010, 14:45, par mounia

    quoi dire !! qu’elle puret les textes ecrie avec sincrit son toujours les plus beau a lire sa ma beaucoup touch et je me suis mme reconnu dans certaine de tes phrases a l’poque du lyce !! tu y a mis tout ton coeur bonne continuation pour tes projet et ne baisse jamias les bras c des personnes comme toi qui pourrai un jour chang se monde chang les cours des choses je suis fire de toi =)

  • 4 17 juillet 2010, 15:26, par kad

    Merci Nedjma, merci pour tes mots qui font clore les miens, je m’y perds autan que je m’y trouve ! je te souhaite tout le bonheur du monde et l’aboutissement de tes rves.
    je t’adore ma petite puce :-)

  • 5 17 juillet 2010, 15:42, par Sabrina

    Et bien avant tout flicitation aux deux a la tata et la nouvelle bachelire l’expression libre n’est pas monnaie courante en Algrie je pense que c’est ce qui manque aux jeunes algriens c’est d’exprimer leur rancune, leur dsspoir etc non pas que je dise que vous tes dans cette situation au contraire je vois un grand courage et une grande sagsse.
    Croyez bien que comme on dit demande au patien pas au mdecin proverbe arabe la vie universitaire est une continuit c’est un labyrinthe rempli de fauves a vous de faire le choix d’tre goiste et de ne vous occuper que de votre avenir et de raliser vos projets comme je remarque votre tat d’sprit une ambition trs forte s’en dgage je vous souhaite le meilleur
    Je note que vous sitez Che guevara un cocnours a t ouver a tous les algriens par l’ambassade de Cuba si sa vous interesse jettez un coup d’oil a la page suivante :D

    http://emba.cubaminrex.cu/Default.aspx?alias=emba.cubaminrex.cu%2Fargeliafr

  • 6 17 juillet 2010, 15:58, par Bill le boulet

    Je pense que t’a parfaitement rsum ton parcours au lyce (parcours du combattant) ,et,a mon avis,beaucoup de personnes se reconnaitrons dans ta dissertation ;t’a su parfaitement dcrire l’environnement dans lequel vivent les lycens d’hier et aujourd’hui,ainsi que le systme ducatif en place et la manire d’enseigner dans notre pays.
    Par contre,je trouve que t’es sorti du contexte a un certain moment de ta disserte, en critiquant les professeurs et leur manire d’enseigner ainsi que notre systme ducatif algrien ; et,mme si tes critiques sont bien fonds,je pense qu’elles n’ont pas leur places dans ce rsum de tes annes lyce ! bien sur, c’est juste mon avis ! :-D

  • 7 17 juillet 2010, 21:13, par Zoubir

    Un plaisir de te lire Nedjma.
    Tu russiras certainement dans ce que tu entreprendras, j’en suis sr, car avec ta volont , ton courage et ton abngation,
    peu de choses te rsisteront.
    Alors courage, et que tes volonts soient faites

  • 8 18 juillet 2010, 19:36, par moon

    En te lisant toute me sensible,toute personne ayant les mmes frustrations due une impossibilit totale de s’exprimer dans sa socit,d’tre elle mme se reconnaitra dans ton petit texte l..trs explicite et trs pointu.
    Nous ternels incompris somme condamn a choisir un role en fonction de chaque personne,de chaque situation...une ternelle pice de thatre dont le rideau ne tomberas qu’aprs un bon nombres d’actes qui se jouerons au fil de notre vie..
    Tout a pour te dire je te comprend moi personne considr comme adulte lgalement parlant..je serai l’ternelle enfant comme j’ai toujours voulu tre ..garder mes faux espoirs,mes idos,mes illusion..c’est ce qui me fait avanc.c’est ce qui m’a aid a reprendre le bon chemin mme si je me suis gar maintes fois.
    Ma chrie essais de ne rien voir au ngative,fonce dans la vie,surpasse toi,vie pour toi mme et non pour les autres,ne te compare personne ,toi seul est digne d’tre ton propre juge.ne baisse jamais les bras.
    Comme tu as pass la premire tape de ta vie "avec des loges s’il vous plait" tu continueras ton parcourt et tes combats pour enfin tre ce que tu voudras..ne cesse jamais de rver,et fais tout pour les raliser.
    Ne laisse personne t’atteindre et personne te dcourager.
    Tu es trs illumin et a tu le sais dja,tu porte bien ton prnom d’ailleurs ...suit ton toile elle te guideras et t’emmneras trs loin.
    Ne change surtout pas...

    • 1 18 juillet 2010, 20:16, par fatfata

       :-)
      Pour tout cela je te remercie , stewart bienveillant dAilleurs, et sil prenait au navire de vouloir reprendre la mer avec toi la barre, je me laisserai sans doute tenter par une nouvelle traverse. Tu ne connaitrais pas quelqu’un ou quelqu’une qui pourrait me lancer une telle boue que la tienne, mme si je ne sais pas dire comme toi ? Flicitation pour le bac, moi je l’ai eu avec 10,25. :o) :-((
      Bisou@+ sur msn si tu passes

  • 9 19 juillet 2010, 17:06, par ???-29C

    Tu iras loin, a je n’en doute pas une seule seconde... et a m’tonne que tu n’ai pas dcroche ton bac avec une moyenne au dessus de celle que tu as eu !!!

    Bonne continuation Ned.

  • 10 21 juillet 2010, 16:53, par Adel

    salut ned c’est tres bizarre que je lise ce texte maintenant et ici premier jours de mon retour vers l’humanite depuis cet exil loin du mon que je me suis impos, j’aimerais pouvoir avoir des paroles encourageantes pour te dire que c’est finis t’as remporter ton combat mais tu merite a mes yeux plus honntet, le pire reste a venir, ne perds jamais de vu que tu vas devoir evoluer dans une societe qui a perdu tout ses reperes... on pourrait discuter longuement des causes de cette etat de fait mais ca serait laborieux fat et frustrant.... j’espere que tu auras la force de poursuivre la resistance deja entamer par les tiens et je t’offre ses vers de fodhil puisses tu y trouver non pas une note d’espoir mais la sensation d’une pensee proche de la tienne :
    alors nous parlerons d’une accalmie
    plus haute que les minarets
    car pour tout les cris qui empechent nos signes de naitre
    je n’ai que mon doute a offrir

  • 11 17 octobre 2011, 01:38, par Assia

    je vais passe mon Bac cette annee (2012), en lisant ce que tu as ecrit, j’ai eu l’impression que c’est moi qui a ecrit tout ça !!! On se ressemble trop !! la seule difference c’est que moi je suis math-elem. ;-) bravo, bien dit. mais je ne suis pas d’accord avec toi en ce qui concerne ((la médecine)) parce que pour moi, je ne le ferai jamais meme si ça sera la seule profession :-p !!
    Et oui c’est l’Algerie !!



Haut de pageMentions légalesContactRédactionSPIP